SIBO

Le SIBO est tout simplement est un acronyme pour « Small Intestine Bacterial Overgrowth ». C’est un terme anglais repris en France sous le nom de « Pullulation Bactérienne ». 

Ce qui se passe en réalité, c’est simple ! Visualisez ce système digestif ci-dessous : 

C'est quoi le SIBO ?
lalimentationsante.fr

Lorsque nous ingérons un aliment, il passe l’oesophage et se retrouve directement dans l’estomac. 

Dans l’estomac se trouve l’acide chlorhydrique, c’est un acide si puissant que pratiquement aucune bactérie ne peut survivre ! 

Digestion SIBO

Une fois l’aliment arrivé dans l’estomac, il se transforme en une espèce de bouillie capable d’être plus facilement digérée par l’intestin. 

Digestion SIBO

Comme je disais, l’aliment qui sort de l’estomac est stérile, c’est-à-dire qu’aucune bactérie ne s’y trouve. Comme l’intestin grêle est l’étape suivante, alors, cette première partie du petit intestin est supposée être (pratiquement) stérile aussi. 

Ce qu’il se passe réellement, c’est que les bactéries, qui sont supposées se trouver dans le côlon (gros intestin), ont migré dans l’intestin grêle (petit intestin). 

C’est quoi le SIBO ? C’est en réalité une prolifération bactérienne, une pullulation bactérienne se trouvant dans l’intestin grêle. 

SIBO en image

La prolifération bactérienne de l’intestin grêle ? 

Oui, dans votre côlon, se trouvent des bactéries (et autres microbes) qui sont là pour « fermenter » les sucres. En d’autres termes, les bactéries mangent ce que nous n’arrivons pas à digérer, et en les mangeant, ces elles libèrent des gaz, comme l’hydrogène ou le méthane

Digestion des sucres SIBO

Ces bactéries, maintenant dans l’intestin grêle vont alors se mettent à produire des gaz en excès, et ce sont ces gaz qui vont être à l’origine de la multitude de symptômes que connaissent bien ceux qui souffrent de pullulation bactérienne (SIBO). 

Quels sont les symptômes du SIBO ? 

  • Douleurs abdominales 
  • Ballonnements 
  • Diarrhées
  • Constipation (ou les deux)
  • Flatulence (gaz) 
  • Rots (éructations)
  • Nausées,  
  • Perte de poids 

Quelles sont les causes du SIBO ! 

Si vous me suivez sur Instagram, vous avez peut-être déjà vu une image descriptive sur les causes du SIBO. La voici

Les causes du SIBO

Les causes de SIBO sont complexes et peuvent être différentes d’une personne à l’autre. 

Un système digestif sain nécessite trois paramètres : 

  • Un environnement très acide dans l’estomac pour décomposer les aliments et constituer un moyen de défense de première ligne contre les bactéries pathogènes.
  • Un système de signalisation permettant à l’intestin de se mouvoir. On appelle ceci le péristaltisme intestinal. Le but est de pouvoir acheminer les aliments a travers le système digestif sans que ceux-ci reste figés dans un endroit de l’intestin. Ce péristaltisme se fait via un système de signalisation neuronale. 
  • Une valve fonctionnelle (la valve iléo-cécale) entre l’intestin grêle et le gros intestin pour empêcher les milliards de bactéries présentes dans le gros intestin de pénétrer dans l’intestin grêle. 

Le SIBO se produit lorsque l’un ou plusieurs de ces paramètres ne fonctionne pas correctement.

Certaines pathologies intestinales peuvent contribuer à détériorer les nerfs qui entourent l’intestin, et, de ce fait, empêcher le système de signalisation de faire son travail, c’est-à-dire, permettre à l’intestin de se mouvoir. 

  • La maladie de Crohn
  • La rectocolite hémorragique 
  • Le syndrome du côlon irritable 
  • Le diabète de type 1 
  • La maladie coeliaque 

Cela peut également se produire à la suite d’une chirurgie. 

Quels sont les facteurs de risque de développer un SIBO ? 

Après avoir lu les causes du SIBO, vous serez sûrement curieux de savoir ce qui contribue au développement de cette pullulation bactérienne ! 

Voici les facteurs de risque de développer le SIBO

  • Problèmes physiologiques, c’est-à-dire des soucis de fonctionnement du système immunitaire. C’est le cas dans certaines pathologies comme : les maladies intestinales, les pontages gastriques, l’ablation d’une partie du côlon ou de l’intestin grêle. 
  • Troubles de l’immunité ou des pathologies déjà bien installées comme par exemple les MICI (citées plus hauts) le diabète de type 1, le lupus, Hashimoto, l’endométriose, coeliaque, le lupus ou encore la sclérodermie.
  • Mauvaise qualité de l’acide gastrique 
  • Affaiblissement du système immunitaire.
    Certaines pathologies /traitements/conditions affaiblissent particulièrement le système immunitaire comme le cancer, les carences alimentaires, le Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH) 
  • Troubles de l’alimentation
  • Suspecter ou avoir été diagnostiqué SCI (syndrome du colon irritable, ou colopathie fonctionnel, intestins irritables). 
  • Intoxication alimentaire 
  • Une pathologie des organes annexes  (cirrhose du foie, pancréatites, insuffisance rénale). 
  • Utilisation de médicaments ayant un impact sur le tube digestif (stupéfiants ou autres médicaments qui ralentissent la motilité, IPP, antagonistes des récepteurs H2, antibiotiques, pilules contraceptives)

Comment diagnostiquer le SIBO, pullulation bactérienne ? 

Si vous avez les symptômes de la prolifération bactérienne de l’intestin grêle ainsi que certains facteurs de risque, alors vous êtes certainement désireux de savoir comment diagnostiquer cette pathologie ?

Il existe plusieurs techniques pour diagnostiquer le SIBO, il faut savoir que malheureusement ces tests ne sont pas fiables à 100%, ils permettent seulement d’obtenir une indication sur un moment « T ». 

Je vais en citer quelques uns, mais me concentrer seulement sur le test respiratoire (Breath test) car c’est le plus courant et le plus précis actuellement. 

L’échantillonnage 

Dans cette technique de diagnostique, on prélève un « échantillon » de l’intestin grêle puis on le met en culture.

Point positif de cette technique : c’est la technique qui nous permettrait d’être sûre de la sur-population bactérienne à l’origine de cet excès de gaz. 

Point négatif de cette technique : c’est un processus invasif et couteux 

Test des selles 

Le but est simple, nous collectons un peu de selles et nous essayons d’y chercher la présence de bactéries qui auraient pu se loger dans l’intestin grêle et surtout en quels nombres ! 

Point positif de cette technique : c’est une technique plutôt simple, sûre et peu couteuse 

Point négatif de cette technique : c’est une technique peu fiable car nous ne savons pas réellement si les bactéries collectées sont belles et bien dans l’intestin grêle ou du côlon (là où elles se trouvent normalement). 

Test sanguin 

C’est assez rare et réservé pour certains cas seulement. Notamment dans le cadre d’un dysfonctionnement du système immunitaire. C’est une technique non-fiable car elle ne permet pas d’observer la quantité exacte et la localisation des bactéries. 

Testez, observer, expérimenter

C’est un peu la technique de l’aveugle. Quand il est impossible de traiter le SIBO, la pullulation bactérienne de l’intestin grêle, alors certaines personnes sont obligées de tester des aliments/compléments, d’observer et voir si ça aide. 

C’est une technique qui est un peu la technique de la dernière chance. Parfois elle apporte des résultats, parfois non. 

Si vous devez prendre des compléments alimentaires, veillez toujours à avoir l’aval de votre médecin. Seul votre médecin pourra vous renseigner sur la possibilité de prendre ou pas les compléments.  

Le test respiratoire

Avant de passer le test respiratoire, les patients doivent ingérer un type de sucre qui s’appelle le lactulose (et non pas le lactose). Un test utilisant le lactulose permet de diagnostiquer le SIBO de façon plus précise que d’autre sucre simple comme le glucose. 

Pourquoi donne-t-on ce sucre ? 

Rappelez-vous, ce qui donne ces symptômes c’est justement le fait que cette prolifération bactérienne, se trouvant dans l’intestin grêle (au lieu côlon), « mangent » des sucres difficile à digérer par l’intestin. 

En dégradant ce sucre, les bactéries vont produire des gaz (caractéristiques de symptômes du SIBO). 

Le test respiratoire permet alors de mesurer les niveaux de gaz expirés par le patient. 

On retrouve alors des quantités plus ou moins élevés d’hydrogène ou de méthane (notamment). 

Comment se passe le test exactement ? 

Une solution à base de lactulose et d’eau est prise, puis la personne doit souffler dans un appareil spécialisé pour collecter les informations sur les gaz expirés. La personne va alors souffler dans cet appareil toutes les 20 minutes pendant 3 heures (selon les tests, cela peut différer). 

  • Certains médecins attendent seulement 90 minutes pour poser le diagnostique (selon s’il y a présence des gaz ou non). D’autres attendent 120 minutes.
    120 minutes c’est généralement le temps que met un aliment à passer de l’intestin grêle au côlon. Comme dans le SIBO, la motilité (c’est-à-dire les mouvements) est plutôt lente, alors il est peut-être plus judicieux d’attendre un peu plus. 
  • Une fois les taux mesurés, le médecin posera le diagnostique de SIBO ou non. Une élévation égale ou supérieure à 20ppm (parts per million) d’hydrogène durant les 90 premières minutes du test, permet de considérer qu’il y a effectivement la présence d’une pullulation bactérienne dans l’intestin grêle (SIBO).

    Pour le méthane c’est alors à 10ppm que l’on diagnostique le SIBO. 

  • Si vous êtes négatif, cela ne signifie en rien que vous n’avez pas SIBO. Les facteurs environnementaux ou alimentaires peuvent faire varier le test ! Notamment si vous suivez un régime particulier pour éradiquer le SIBO.  

En résumé

Les tests respiratoires mesurent les gaz produits par les bactéries envahissantes, ce sont des gaz que les humains ne produisent pas, qui ont circulé dans le sang et sont exhalés par les poumons. 

Le test peut être effectué à la maison ou dans une clinique équipée d’un test respiratoire. 

Le patient doit suivre un régime alimentaire spécifique pendant environ 24 heures, puis boit une solution sucrée de lactulose ou de glucose

Les bactéries fermentent le sucre (comme décrit ci-dessus) et la personne exhale les gaz dans un sac ou une machine pendant à peu près 2 à 3 heures. 

Le type de gaz produit et sa quantité sont représentés graphiquement et interprétés pour déterminer le diagnostic de SIBO. 

Cependant il existe des doutes quant à l’utilisation de ces tests, certains indiqueraient de faux positifs ou de faux négatifs.

Diagnostic du SIBO

Différentes formes de SIBO 

Se lancer dans les différents types du traitements du SIBO peut être long et redondant. Il est important, à mon sens, de connaître le fonctionnement des bactéries et autres microorganismes qui contribuent à la pathologie. 

Détaillons ensemble les différents gaz que ces microbes peuvent produire et qui nous rendent si mal ! 

Comme indiqué précédemment, dans le SIBO, les bactéries envahissantes de l’intestin grêle «mangent» les sucres présents dans certains aliments que nous consommons. 

La fermentation produit des gaz, comme l’hydrogène et le méthane, et ce sont ces gaz qui créent les symptômes caractéristiques du SIBO.

En fonction des gaz produits, on peut identifier 3 formes de SIBO. 

SIBO dominé par l’hydrogène

Certaines bactéries produisent de l’hydrogène. Hors, de grandes quantités d’hydrogène ne devraient pas exister dans notre système digestif, en particulier dans l’intestin grêle. L’excès d’hydrogène provoque la diarrhée en augmentant la motilité (mouvement intestinal). 

Certaines de ces bactéries produisant de l’hydrogène peuvent également produire de la sérotonine, un neurotransmetteur, qui accélère la motilité. 

Un patient atteint d’un SIBO à dominante hydrogène peut même être extrêmement conscient de cela car lorsqu’il fait le test respiratoire, la solution sucrée qu’il boit peut provoquer immédiatement une diarrhée.

SIBO dominé par le méthane

Les archées sont différentes des bactéries, mais peuvent envahir également l’intestin grêle, où elles produisent du méthane en consommant de l’hydrogène ! 

Le principal organisme producteur de méthane prédominant chez l’homme s’appelle Methanobrevibacter smithii ou M. smithii. 

A l’inverse de l’hydrogène, le méthane qu’il produit conduit à la constipation en diminuant la motilité. 

Un patient atteint de SIBO à dominance méthane pourrait également ressentir davantage de ballonnements.

SIBO dominé par le sulfure d’hydrogène

Les personnes qui souffrent de pullulation bactérienne de l’intestin grêle peuvent avoir des taux élevés d’hydrogène sulfuré !

Qu’est-ce qu’il se passe dans ce cas là ? 

Les bactéries que l’on appelle des réducteurs de sulfates se nourrissent d’hydrogène produit par d’autres bactéries et produisent du sulfure d’hydrogène.

Il arrive que les personnes qui souffrent de SIBO aient des taux élevés d’hydrogène sulfuré. 

Un excès de sulfure d’hydrogène peut conduire aux ballonnements, éructation (et autres symptômes typiques du SIBO).

Différentes formes du SIBO

Syndrome du côlon irritable ou SIBO ?

La bataille des acronymes !

Est-ce que je souffre du syndrome du colon irritable ou du SIBO ? 

Une méta-analyse récente (une méta-analyse c’est une synthèse de plusieurs études scientifique) a montré que 54 % de ceux qui ont un diagnostique du syndrome de l’intestin irritable souffrent en réalité également du SIBO ! Soit plus de la moitié ! Ce qui signifie que plus d’une personne sur 2 (souffrant du SCI) souffrirait aussi du SIBO.

Il existe d’autres études qui démontrent une prévalence du SCI chez les personnes qui souffrent de SIBO de près de 74 %. 

Malheureusement il n’y a pas de consensus … Le mieux si vous avez un syndrome du côlon irritable (et que vous soupçonnez un SIBO) c’est d’aller vous faire tester pour la prolifération bactérienne de l’intestin grêle (SIBO). 

Vaincre le SIBO en 2 étapes

Traiter le SIBO n’est pas une partie de plaisir, mais c’est tout à fait possible ! Il existe deux techniques de traitement du SIBO,

  • Les techniques conventionnelles : les antibiotiques classiques
  • Les techniques phytothérapeutiques : les antibiotiques à base de plantes

Bien entendu, chaque traitement à son niveau d’efficacité, mais une étude, plus ou moins récente, indique que les antibiotiques conventionnels sont au moins aussi efficaces dans le traitement du SIBO que les antibiotiques à base de plantes.

J’ai détaillé, étape par étape, un protocole de traitement du SIBO, se basant totalement sur la science.

Dans ce protocole de traitement anti-SIBO vous pourrez trouver :

  • Qu’est-ce que le SIBO ? 
  • Quels sont les symptômes du SIBO ? 
  • Quels sont les facteurs de risque de développer le SIBO ? 
  • Comment diagnostiquer le SIBO ? 
  • Les différentes formes de SIBO 
  • Comment traiter le SIBO ? 
  • Le régime alimentaire et le SIBO
  • Le protocole de traitement du SIBO en 2 étapes
  • Liste intégrale des aliments et leur teneur en FODMAP

Vaincre le SIBO, deux étapes nécessaires

La première partie va vous permettre de mettre en place le protocole de façon très précise, la prise des compléments, la dose, le durée de traitement…

La deuxième partie va vous permettre d’éviter les rechutes. C’est une partie purement alimentaire. Pour se faire, la science indique qu’un régime sans FODMAP est le plus efficace. Vous apprendrez dans ce document ce qu’est un régime sans FODMAP. Dans cette deuxième partie vous aurez accès à la totalité des aliments sans FODMAP et la quantité recommandée. Cette liste se base sur l’université de Monash.

Nouvel eBook, Vaincre le SIBO en 2 étapes

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Le protocole « Vaincre le SIBO en 2 étapes » va vous permettre de dire Adieu au SIBO !

  • 60 pages d’accès rapide aux informations sur le SIBO
  • Un programme scindé en deux parties : traitement et alimentation 
  • 4 semaines de traitement + 2 à 6 semaines de stabilisation
  • Liste intégrale des aliments sans FODMAP (environ 15 pages de listes alimentaires)

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