maladie de crohn et rectocolite hémorragique

Cet article se compose en deux parties :

  • Les généralités sur les maladies inflammatoires chronique intestinales (MICI), c’est-à-dire : quelles sont-elles, quels sont les symptômes, les chiffres, les traitements.
  • L’approche nutritionnelle nouvelle et efficace pour lutter contre ces pathologies.

Si vous connaissez déjà les pathologies, rectocolite hémorragique et maladie de Crohn, je vous suggère alors de passer cette première partie et d’accéder directement à la deuxième.

Les généralités sur les MICI

La rectocolite hémorragique

La rectocolite hémorragique, que l’on peut écrire avec l’abréviation RCH, est une maladie inflammatoire chronique intestinale (MICI) qui est causée par une réaction excessive du système immunitaire.

Les MICI sont en réalité un groupe de pathologie qui réunissent :

  • la rectocolite hémorragique
  • la maladie de Crohn (mais d’autres types d’inflammations intestinales peuvent se retrouver dans ce groupe)

La rectocolite hémorragique, comme les autres MICI évoluent généralement par poussées entrecoupées par des phases de « rémission » c’est-à-dire des moments où les symptômes de la maladie disparaissent.

Mais, avec le temps, certaines personnes peuvent voir leur pathologie évoluer (si elle n’est pas traitée) de façon continue sans réellement de rémission.

La plupart du temps, les poussées provoquent des lésions (de type ulcère), et ces lésions peuvent s’aggraver avec le temps augmentant ainsi le risque de complication, notamment de cancer du côlon.

Selon la localisation des lésions, on distingue 3 formes de rectocolite hémorragique

  • Les RCH distales (30 à 50 %) atteignant le rectum (rectite), le rectum et le sigmoïde (recto-sigmoïdite).
  • Les RCH pancoliques (20 %) atteignant le rectum et la totalité du côlon.
  • Les formes intermédiaires (20 à 30 %) ne dépassant pas l’angle gauche du côlon.
les différentes formes de rectocolite hémorragique

Au maximum, la maladie affecte l’ensemble du côlon, mais ne s’étend jamais vers l’intestin grêle, ni plus bas vers l’anus et le périnée.

La maladie de Crohn

La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire chronique du tube digestif dont la cause reste inconnue à ce jour.

L’inflammation se traduit par une muqueuse intestinale fragile, inflammatoire (« irritée »), siège d’ulcérations plus ou moins profondes qui peuvent aller jusqu’à la perforation pouvant provoquer des abcès au contact de l’intestin malade voire une péritonite, des fistules ou des rétrécissements inflammatoires du calibre du tube digestif (sténoses).

La maladie de Crohn évolue souvent par des phases d’activité appelées « poussées » totalement imprévisibles et très variables en intensité, entrecoupées de périodes de rémission. Son impact sur la qualité de vie peut être considérable. Lorsque les symptômes de la poussée sont sévères (hémorragie, diarrhées, difficultés d’alimentation, etc.), l’hospitalisation est nécessaire.

À la différence de la rectocolite hémorragique (qui ne touche que le côlon et le rectum), dans la maladie de Crohn, tous les segments du tube digestif sont potentiellement concernés, depuis la bouche jusqu’à l’anus. Le plus souvent, l’iléon et le côlon sont touchés. Dans la moitié des cas, l’anus est atteint (abcès, fissures, fistules anales).

Différences en Crohn et RCH

différence entre rectocolite hémorragique et maladie de Crohn

Comme dit plus haut, la maladie de Crohn touche l’entièreté du système du système digestif, alors que la rectocolite hémorragique touche le côlon et le rectum uniquement.

Les chiffres de la rectocolite hémorragique et maladie de Crohn en France

Dans le monde, la répartition des MICI est inégale, la fréquence plus importante dans l’hémisphère nord, comparée à l’hémisphère sud, suggérant que des facteurs ethniques et/ou géographiques (ensoleillement, industrialisation, alimentation, agents infectieux…) influent sur la fréquence et la répartition de ces maladies.

• La fréquence et l’incidence : En France, en 2015 on dénombrait 212 700 personnes prises en charge pour MICI dont (60% pour maladie de Crohn et 40 pour RCH) avec un taux de 55% de femmes.

L’âge moyen est 48 ans. Entre 1988 et 2008, selon le registre EPIMAD, l’incidence de la maladie de Crohn a augmenté de 30% (100% chez l’adolescent) alors que celle de la RCH est restée stable.

Note : il serait intéressant d’avoir des chiffres plus récents (que l’on a pas encore aujourd’hui, car, au, moment où j’écris, il s’est passé plus de 5 dans depuis les derniers chiffres (voir 12 ans pour ceux de 2008), et les médecins gastro-entérologues français s’accordent pour dire qu’ils voient de plus en plus de patients atteints de MICI ! 

• L’âge : Les MICI touchent plus souvent les sujets jeunes, entre 20 et 30 ans pour Crohn, 30 à 40 ans pour la RCH, mais l’on note un pic d’incidence également entre 50 et 60 ans. Chez l’adulte jeune, la maladie de Crohn est plus étendue que chez les sujets de plus de 60 ans.

• Le sexe : La maladie de Crohn prédomine chez les femmes de façon claire notamment à l’âge jeune entre 20 et 40 ans, la RCH est plus fréquente chez l’homme, souvent après 30 ans.

Les causes de la rectocolite hémorragique et maladie de Crohn ?

Le rôle de facteurs génétiques repose sur :

  • L’observation ancienne, confirmée au fil des années, de formes familiales : ainsi le risque d’avoir une MICI est plus important en cas d’antécédents familiaux, plus marqués pour la maladie de Crohn (8 à 10%) que pour la RCH (6%), la maladie survenant plus tôt, mais les facteurs d’environnement agissent également sur l’âge de survenue.
  • L’association aux MICI de maladies à prédispositions génétiques ou génétiquement déterminées.
  • La mise en évidence de gènes de prédisposition aux MICI sur les chromosomes des patients atteints de MICI, essentiellement le gène CARD15/NOD2 dans la maladie de Crohn, la protéine du gène étant à l’origine de l’activation et de l’emballement de la réponse inflammatoire. En 2013, plus de 160 gènes de MICI avaient été découverts, dont beaucoup partagés avec d’autres affections inflammatoires, mais ils ne représentaient qu’une minorité (environ 30%) de la charge de morbidité.

Le rôle de l’environnement

Le tabac

Le tabac a des effets opposés dans la maladie de crohn et dans la rectocolite hémorragique :

  • RCH : Le risque de développer une RCH est 2,5 fois moins élevé chez les fumeurs et la maladie survenant chez les fumeurs semble moins sévère. L’effet « bénéfique » du tabagisme serait dû à la nicotine, ni les essais de patchs ni les prescriptions de lavement à base de nicotine n’ont été concluants.
  • Maladie de Crohn : Le risque de développer une maladie de Crohn est 2 fois plus élevé chez les fumeurs, l’évolution de la maladie est beaucoup plus sévère, en termes de poussées, de recours aux traitements corticoïdes, immunosuppresseurs, aux interventions chirurgicales, les récidives post opératoires étant plus fréquentes.
    À l’inverse, le sevrage tabagique est bénéfique dès la fin de la première année, avec diminution du nombre des rechutes, du recours à la chirurgie et aux traitements immunosuppresseurs.

L’ablation de l’appendice

L’appendicectomie a un effet protecteur vis-à-vis de la RCH, si elle est réalisée avant l’âge de 20 ans.

L’alimentation

On en parlera plus en détail à la fin de cet article, et vous verrez que l’impact de l’alimentation sur la rectocolite hémorragique et la maladie de Crohn peut être très important !

Le rôle de l’alimentation est soutenu par la fréquence plus élevée des MICI en Europe et Amérique du Nord où la consommation de sucres raffinés, saccharose (sucre, boissons sucrées, sucreries…), d’additifs alimentaires est plus importante et la consommation de fibres moindre avec en corrélation une modification du microbiote, une altération de la couche de mucus protectrice et une perméabilité intestinale accrue !

La santé mentale

Le stress est le plus souvent un facteur associé, son rôle déclenchant n’ayant pas été clairement démontré bien qu’une étude française récente ait montré une fréquence non négligeable d’événements de vie dans les semaines ayant précédé l’apparition de la MICI.

Les médicaments

  • La contraception orale : son effet est mal établi, mais elle ne paraît pas augmenter le risque de MICI.
  • Aspirine et anti-inflammatoires : peuvent révéler une MICI ou déclencher une poussée.

Les infections

De nombreux agents infectieux dont le virus de la rougeole ont été incriminés, sans arguments convaincants. Dans les pays en développement, les infections par les parasites digestifs de type helminthes semblent avoir un rôle protecteur par l’induction d’un système immuno-régulateur. Les constituants microbiens de la flore intestinale sont à l’évidence impliqués.

La théorie hygiéniste

L’amélioration du niveau de vie dans les pays industrialisés, pourrait, en réduisant l’exposition aux agents infectieux dans l’enfance induire une fragilité immunitaire chez l’adulte et favoriser la survenue de maladies allergiques et auto-immunes telles la rectocolite hémorragique et la maladie de Crohn.

La vitamine D

Les départements bénéficiant d’un taux faible d’ensoleillement étaient ceux où l’incidence de la maladie était la plus élevée, suggérant un rôle possible de la vitamine D. En effet, plusieurs études ont montré que les patients atteints de MICI avaient, au moment du diagnostic, des taux sériques abaissés de vitamine D.
Une supplémentation en vitamine D pourrait être proposée aux patients atteints afin de diminuer le risque de poussée, voire aux patients les plus à risque de développer une MICI.

Les symptômes de la rectocolite hémorragique et la maladie de Crohn ?

Rectocolite hémorragique

Les symptômes digestifs

  • des selles fréquentes,
  • des émissions de glaires sanglantes,
  • des envies pressantes,
  • des douleurs abdominales.

L’intensité des symptômes est variable. Il existe des formes atténuées, modérées ou sévères de la maladie.

En effet, dans la forme légère de la RCH, heureusement la plus fréquente, le nombre de selles est réduit, les saignements rares.

Il n’y a pas de retentissement sur l’état général du patient, mais un retentissement sur sa qualité de vie que les traitements permettent de minimiser. À l’inverse, dans sa forme sévère, observée dans 15% des cas, la RCH est responsable :

  • d’une diarrhée profuse,
  • d’une altération de l’état général,
  • d’une apparition de fièvre,
  • de douleurs abdominales
  • de tachycardie. Cette forme doit être prise en charge rapidement, souvent en hospitalisation.

Les symptômes extra-digestifs

  • Les articulations avec des arthrites (inflammation de l’articulation qui est chaude, gonflée et douloureuse), isolée ou touchant plusieurs articulations (poly-arthrite).
  • La peau avec des ulcérations ou un érythème noueux (boules sous la peau, bleutées surtout au niveau des jambes).
  • L’œil avec des conjonctivites ou des uvéites.
  • Le foie.
  • Etc..

Maladie de crohn

La maladie peut s’exprimer par des signes digestifs, mais également par des signes non digestifs (on parle alors de manifestations extra-digestives de la maladie, comme on l’a vu pour la rectocolite hémorragique).

Les symptômes digestifs

La maladie peut toucher tous les segments du tube digestif (de la bouche à l’anus), de ce fait les modes de présentation clinique peuvent être très différents. Néanmoins on distingue principalement 4 symptômes :

  • Des douleurs qui peuvent être variable selon l’intensité
  • De la diarrhée, là encore de manière très variable (parfois abondantes s’accompagnant d’une mauvaise absorption des aliments, parfois modérée, voire alternant avec des épisodes de constipation).
  • Des signes digestifs spécifiques : présence de sang ou de glaires dans les selles, parfois de fausses envies d’aller à selles.
  • Un retentissement variable sur le poids (amaigrissement) et l’état général (fatigue excessive notamment, éventuellement de la fièvre).

En fonction de la localisation sur le tube digestif, certains signes peuvent prédominer, par exemple :

  1. Si c’est l’intestin grêle qui est touché, on observera plus particulièrement une diarrhée et des douleurs.  
  2. Si c’est le côlon notamment dans sa partie terminale (rectum) on observera plus particulièrement la présence de glaires et de sang avec des fausses envies.

Il existe également des symptômes extra-digestifs, ils sont les mêmes que pour la rectocolite hémorragique.

Les traitements de la rectocolite hémorragique et la maladie de Crohn ?

4 catégories de médicaments sont utilisées pour le traitement de base des MICI.

Ce sont :

  • les salicylés,
  • la cortisone,
  • les immunosuppresseurs,
  • les biothérapies
traitement de la maladie de crohn et de la rectocolite hémorragique

Les salicylés

Ce sont des anti-inflammatoires non-stéroïdien, ils sont surtout prescrits chez les patients atteints de rectocolite hémorragique. Ce sont les fameux pentasa, rowasa…

La cortisone

Point de passage quasi obligatoire à un moment ou à un autre de l’évolution de la maladie. Elle fait craindre la survenue d’effets gênants (prise de poids, bouffissure du visage, élévation de la tension artérielle, intolérance aux sucres, troubles de l’humeur, troubles endocriniens et osseux).

Les corticoïdes sont prescrits selon les besoins : 

  • sous forme injectable,
  • par voie orale sous forme de comprimés,
  • localement sous forme de lavements ou de mousse rectale.

Le traitement est habituellement débuté à doses élevées, puis les posologies sont progressivement diminuées. Dans le cas où un traitement prolongé est nécessaire, une dose minimale efficace sera déterminée. Attention ! Un traitement corticoïdes ne doit pas être brutalement interrompu.

Les immunosuppresseurs

Les médicaments qui diminuent les réactions du système immunitaire. Il s’agit principalement des thiopurines et du méthotréxate. Habituellement utilisés dans le traitement des greffes ou dans certains cancers, leur prescription dans les MICI peut inquiéter le patient. Ils sont la base du traitement d’entretien de la maladie de Crohn, et de la rectocolite hémorragique. Ils ont un délai d’action de quelques mois avant leur pleine efficacité.

Les biothérapies

C’est l’emploi thérapeutique de produits dérivés des substances présentes dans l’organisme vivant.

Il existe aujourd’hui plusieurs classes thérapeutiques :

  • anti-TNF,
  • anti-intégrine et
  • anti- interleukine.

La première classe thérapeutique développée a été les anti-TNF avec comme premier médicament l’infliximab en 1999.

Il existe aujourd’hui plusieurs anti-TNF indiqués dans les MICI :

  • l’infliximab,
  • l’adalimumab,
  • le golimumab
  • certolizumab .

L’approche nutritionnelle nouvelle dans la prise en charge des MICI

régime pour maladie de crohn et rectocolite hémorragique

Vous avez probablement entendu dire votre médecin ou des associations dire que l’alimentation ne jouait aucun rôle dans la pathologie et que vous pouvez manger ce que vous voulez (sauf en pleine crise où il fallait suivre un régime sans résidu, un régime qui est un non-sens total d’ailleurs). 

Mais ceci est tout simplement faux. 

Moi-même (étant atteint d’une RCH) et les personnes que je suis, (voir témoignages) avons eu une amélioration considérable de notre rectocolite hémorragique ou maladie de crohn, simplement en changeant d’alimentation ! 

Tout ceci, je ne l’invente pas moi-même, c’est d’ailleurs en étudiant la littérature scientifique que j’en suis venu à conseiller les gens sur l’alimentation anti-inflammatoire dans les MICI.

L’alimentation et les MICI : ce qu’en dit la science 

Vous verrez que les études sont plus ou moins récentes et que l’on connait l’efficacité du changement alimentaire dans les maladies inflammatoires chroniques intestinales depuis plus de 40 ans ! 

Protocole AIP et maladie de crohn / rectocolite hémorragique

AIP signifie Auto-immun protocol (protocole pour les maladies auto-immunes popularisé par le Dr. Sarah Ballantyne).

Dans une étude qui date de 2017/2018, 15 patients atteints d’une maladie inflammatoire chronique de l’intestin ont été suivi par un spécialiste certifié AIP, (ce que je suis depuis 2019).

■  En savoir plus sur le protocole AIP

Après une transition progressive de six semaines suivie d’une phase d’entretien de cinq semaines, la rémission clinique a été atteinte à la 6ème semaine chez 11 des 15 participants (73% !) et ils sont restés en rémission tout au long de la phase de maintenance (5 semaines) de l’étude.

Lien de l’étude

Les chercheurs indiquent dans leur étude : « une rémission clinique à la 6e semaine est comparable à celle de la plupart des traitements médicamenteux des MICI ».

Le Lancet, 1993 

Une étude datant de novembre 1993 dans la célèbre et très sérieuse revue scientifique « The Lancet » cette fois ci, démontre qu’une diète excluant les céréales, les produits laitiers et les levures était aussi efficace dans la production de rémission que la corticothérapie. Enfin l’étude conclue, « Un régime d’exclusion fournit une autre stratégie thérapeutique dans la maladie de Crohn active »

Les MICI chez les enfants/adolescents

Dans cette étude, nous avons 12 patients âgés de 10 à 17 ans. Ils ont suivi une alimentation spécifique en glucides (retrait de certains féculents par exemple). 

  • 2 semaines après le début du changement alimentaire, 5 des 12 patients étaient en rémission clinique.
  • 10 à 8 semaines après le début du changement alimentaire, 8 des 11 patients restants ont obtenu une rémission clinique. À 12 semaines, 8 des 10 patients sont restés en rémission et ont maintenu la rémission avec le temps. 

Deux enfants n’ont pas pu poursuivre le régime et ont donc été retirés de l’étude. 

■  Lien de l’étude

L’étude la plus ancienne sur l’efficacité de l’alimentation dans la maladie de Crohn 

En 1973, il a été postulé qu’une thérapie nutritionnelle pouvait aider les patients atteints de la maladie de Crohn. Une étude a donc été réalisée sur une petite série de patients adultes atteints de cette maladie inflammatoire intestinale. 

Le régime alimentaire a permis de réduire l’activité de la maladie de Crohn en plus d’améliorer le profil nutritionnel du patient ! 

■  Lien de l’étude

Alimentation moderne et risque de développer une MICI 

Selon une étude publiée en 2002, nous savons que notre alimentation moderne serait en grande partie responsable de l’apparition des maladies inflammatoires intestinales (crohn et rch). 

En effet, ces chercheurs indiquent que « le régime alimentaire moderne a également été associé au risque développer des MICI ». 

■  Lien de l’étude

Notre façon de s’alimenter aurait donc un impact sur notre santé intestinale. Voici une petite liste des aliments modernes que nous consommons et que nous ne consommions pas (ou peu et de façon moins transformée) il y a plusieurs centaines d’années. 

L’alimentation moderne

  • La viande industrielle 
  • Les poissons d’élevage (présence de métaux lourds)
  • La charcuterie 
  • Les pâtes 
  • Le pain
  • La semoule 
  • Les produits laitiers 
  • Le sucre 
  • Les viennoiseries 
  • Les confiseries 
  • Les pâtisseries 
  • Les céréales 
  • Les huiles raffinées (tournesol, maïs…) 
  • Les produits industriels (contenant des additifs) 
  • Faible consommation de végétaux 

Cela s’ajoute au style de vie complètement déséquilibré : 

  • Manque de sommeil 
  • Excès de stress
  • Peu, pas ou trop d’activité physique (oui trop favorise l’apparition de troubles digestifs)
  • Peu de relations sociales 

Si notre alimentation moderne pose un problème, pourquoi ne pas revenir à celle adaptée à l’Homme ? Celle que connait notre ADN ? 

L’alimentation que nous avions au Paléolithique, la période la plus longue de l’histoire humaine. C’est à cette période que notre ADN se modifie lentement pour arriver à ce que nous sommes aujourd’hui. Des milliers d’années pour créer l’ADN humain. Vous pensez donc bien qu’à l’époque aucun de nos ancêtres ne consommaient des pâtes carbonara ! Ils ne pouvaient même pas récolter quoi que ce soit, car ils n’avaient pas d’agriculture ! C’était ce que nous appelons : des chasseurs-cueilleurs ! 

D’ailleurs est-ce que ce type d’alimentation pourrait fonctionner sur la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique ? 

La première étude « AIP » s’inspire justement du modèle Paléo et a donné de très bons résultats. 

Le régime Paléolithique et la maladie de Crohn 

Dans étude, un garçon de 14 ans présentait de la fatigue, une fièvre, anémie, sensibilité abdominale. 

Le 30 septembre 2013, une endoscopie supérieure et inférieure a été réalisée. On lui a diagnostiqué la maladie de Crohn.

Pendant 1 an, il essaie tous les traitements possible mais ne note aucune amélioration ! 

Les médecins décident de lui faire suivre un régime Paléo 

Le patient a commencé le régime le 4 janvier 2015. Il a été surveillé pour savoir s’il suivait bel et bien le régime.

Les chercheurs déclarent « Nous rapportons ici un cas grave de maladie de Crohn où nous avons appliqué avec succès le régime paléolithique. La thérapie diététique a entraîné une résolution des symptômes, des paramètres de laboratoire normalisés ainsi qu’une normalisation progressive de l’inflammation intestinale. Le patient a pu arrêter le médicament dans les deux semaines. Actuellement, il est au régime depuis 15 mois et est exempt de symptômes et d’effets secondaires. »

Lien de l’étude

Pourquoi changer d’alimentation fonctionne si bien ?

Perméabilité intestinale et maladies de Crohn et rectocolite hémorragique

Dans les maladies inflammatoires de l’intestin on retrouve une augmentation de la perméabilité intestinale.

■ Dossier complet à lire : perméabilité intestinale

On considère même ici que c’est le centre de cette maladie.

En raison de soucis immunitaires, les molécules agressives ont un accès inapproprié au tissu lymphoïde associé de l’intestin (le système immunitaire qui se trouve derrière l’intestin).

De plus, et c’est un point très intéressant, les patients avec la maladie de Crohn en rémission ont des signes d’hyperperméabilité intestinale 1 an avant la rechute. C’est-à-dire que la rechute s’installe doucement, mais elle est visible par l’intermédiaire de la perméabilité intestinale.

Voici un schéma :

maladie de crohn, rectocolite hémorragique et perméabilité intestinale

On peut voir plusieurs paramètres entrer en jeu : tout d’abord, on commence par une activation de la zonuline (la zonuline est une molécule sécrétée par les intestins qui permet de créer des passages de la lumière intestinale (on parle de perméabilité intestinale), là ou se trouve les bactéries et les aliments en digestion, à l’intérieur de notre corps et entrer en contact avec le système immunitaire, ce dernier étant à l’origine de l’inflammation).

L’activation de la zonuline qui peut être provoquée par une infection bactérienne ou à la simple consommation de gluten, caséine, malbouffe, etc.

La production de la zonuline va donc engendrer une perméabilité intestinale.

Cette perméabilité intestinale va engendrer une entrée d’antigènes (bactéries/virus…) de l’extérieur à l’intérieur de l’organisme. L’entrée de ces antigènes va créer une inflammation, signe de défense de l’organisme.

Cette inflammation sera promue par la production de cytokines pro-inflammatoires, les patients connaissent souvent le TNF-a étant donné qu’ils prennent la plupart du temps des « anti-TNF-a ».

Le problème, c’est que cette production de molécules pro-inflammatoires (cytokines) va à son tour perturber les jonctions serrées… Et là, c’est le cercle vicieux !

Si vous voulez connaître tous les facteurs alimentaires qui augmentent le risque de développer une perméabilité intestinale, je vous conseille de lire cet article

Voici un résumé des facteurs qui causent ou aggravent la perméabilité intestinale

aliments qui provoquent la perméabilité intestinale maladie de crohn rectocolite hémorragique

Maintenant vous comprenez pourquoi lorsque vous changez d’alimentation, vous transformez toute la physiopathologie de votre maladie !

En retirant les facteurs qui augmentent le risque de développer développer une perméabilité intestinale, vous calmez votre système immunitaire, il y aura alors moins d’inflammation et les symptômes diminuent, voir chez certains, disparaissent complètement !

Voici des liens qui pourraient vous aider à comprendre encore plus :

  • Tout savoir sur la perméabilité intestinale
  • Tout savoir sur le protocole AIP (celui qui annonce 73% de réussite dans le traitement des MICI selon la dernière étude)
  • Les témoignages qui prouvent que les méthodes que j’utilise pour calmer le système immunitaire/digestif aident !
  • Le syndrome du côlon irritable, si vous ne souffrez pas de maladie de Crohn ni de rectocolite hémorragique, mais que vous avez des symptômes digestifs
  • Mes programmes en ligne