Qu’est-ce que le syndrome de l’intestin irritable ? 

Le syndrome du côlon irritable (SCI) fait partie d’un groupe d’affections appelées troubles gastro-intestinaux fonctionnels, qui sont les affections les plus courantes au niveau de l’intestin et qui touchent environ 9 millions de français ! 

« Fonctionnel » signifie qu’ils perturbent le fonctionnement de l’intestin mais ne présentent pas de caractéristiques physiques identifiables, telles que : 

  • ulcères, 
  • inflammation, 
  • épaississement des tissus ou tests sanguins anormaux

Le diagnostic des troubles fonctionnels, y compris du côlon irritable, repose sur les types de symptômes ressentis et leur contexte.

La plupart des personnes souffrant d’allergies alimentaires (trophallergènes) ne souffrent en général pas forcément de syndrome du côlon irritable, nous verrons la suite pourquoi. 

L’hypersensibilité alimentaire peut être un problème sous-jacent chez certaines personnes atteintes du SCI, mais les symptômes du SCI sont le plus souvent déclenchés par une intolérance alimentaire. 

Si vous souffrez du côlon irritable, alors votre problème est l’intolérance alimentaire. 

Origine et description du syndrome du côlon irritable

L’origine de la pathologie n’est pas bien connue, mais on soupçonne une origine multifactorielle : 

  • L’alimentation (malbouffe) 
  • Dysbiose intestinale (flore intestinale déséquilibrée) 
  • Troubles de la motricité de l’intestin (trop de contractions = diarrhées, pas assez = constipation) 
  • Trouble de la sensibilité intestinale avec augmentation de la perception douloureuse (nociception)
  • Augmentation de la perméabilité intestinale 
  • Mutations génétiques
  • Facteurs psychosociaux / stress

Nous y revenons plus en détail ci-dessous 

Quelles sont les causes de l’intestin irritable ? 

Nous ne savons pas pourquoi certaines personnes contractent le syndrome du côlon irritable alors que d’autres non. 

Ce que nous savons, c’est que le système nerveux qui contrôle l’intestin, appelé système nerveux entérique (SNE), est impliqué. 

Lorsque le système nerveux entérique est mal « réglé », le résultat peut être une réponse nerveuse extrasensible dans l’intestin (appelée hypersensibilité viscérale) et / ou des anomalies dans la façon dont l’intestin bouge et gère son contenu.

Mais ce qui désaccorde réellement le système nerveux entérique est en grande partie un mystère. 

Il semble que de nombreux facteurs pourraient contribuer au développement du SCI, notamment :

1 – Facteurs génétiques 

Nous savons, d’études provenant de jumeaux, que les gènes pourraient jouer un rôle dans l’apparition du SCI, et d’ailleurs il n’est pas rare d’avoir plusieurs membres d’une même famille souffrir de ce syndrome.

2 – Infections intestinales : 

Il y a une relation entre infections intestinales et apparition du syndrome du côlon irritable. En général, l’apparition du SCI arrive justement après une infection qui aura causée une diarrhée. 

3 – Stress et autres facteurs psychologiques 

Les événements stressants peuvent affecter le système nerveux entérique et ainsi, altérer le signal qui passe des intestins au cerveau. Nous appelons ce passage « l’axe intestin-cerveau ». L’altération de cet axe peut contribuer à l’apparition du SCI. 

4 – Dysbiose intestinale

La dysbiose intestinale est une perturbation de l’écosystème intestinal, c’est-à-dire une perte d’équilibre entre les bonnes et les mauvaises bactéries intestinales. 

Les facteurs qui contribuent à l’apparition du Syndrome de Côlon Irritable

Il existe différentes théories sur la façon dont cela pourrait affecter l’intestin ou pourquoi cela se produit : 

  • La pullulation bactérienne ou SIBO (small intestinal bacterial overgrowth) 

C’est une nouvelle théorie selon laquelle le syndrome du côlon irritable serait en réalité causé par la prolifération de bactéries dans l’intestins grêle (au lieu du côlon). 

silo
  • Intolérances alimentaires 

Ce que l’on mange influence la quantité et la qualité du microbiote intestinal (la flore intestinal).

La théorie serait la suivante : si nous mangeons des aliments que nous ne tolérons pas, et bien les bactéries produiraient des substances capables de perturber le système nerveux entérique. 

  • Style de vie / environnement  

Nous développons notre microbiote intestinal très jeune, le manque de diversité alimentaire, la présence de pollution, le manque d’activité physique, le manque de sommeil, le stress, peuvent interférer avec la composition de notre microbiote et causer un déséquilibre de la flore intestinale. 

5 – L’hyper-perméabilité intestinale 

Le syndrome d’hyper-perméabilité intestinale (ou leaky gut en anglais) est très facile à comprendre. En réalité votre intestin est constitué de plusieurs cellules. 

Entre ces cellules vous avez des petites molécules qui forment une sorte de « ciment » pour faire en sorte que les cellules ne laissent passer aucun intrus. Ces molécules s’appelles les « jonctions serrées ».

Il arrive parfois que certains intrus arrivent à pénétrer à l’intérieur du corps via cette barrière intestinale détériorée, ce qui créer un tas de symptômes, dont certains sont fortement liés au syndrome du côlon irritable. 

Quels sont les symptômes et les causes des symptômes du SCI ? 

Voici les symptômes du syndrome du côlon irritable : 

  • Ballonnements 
  • Douleurs abdominales 
  • Abdomen distendu 
  • Inconforts digestifs 
  • Sensation de vouloir aller aux toilettes régulièrement 
  • Changement du transit intestinal (plus rapide ou plus lent)
  • Modification de la consistance des selles (plus dures, plus molles) 
  • Gaz excessif (flatulences)
  • Abdomen bruyant
  • Fatigue 

Ballonnements et distensions 

Les ballonnements sont définis comme la sensation de pression accrue dans l’abdomen, tandis que la distension est un changement mesurable de la circonférence de l’abdomen. 

Les ballonnements et la distension augmentent généralement chez les personnes souffrant du SCI, pendant la journée et après avoir mangé. 

La distension et les ballonnements peuvent être ressentis simultanément ou séparément. 

De loin, la majorité des ballonnements semble provenir de l’intestin. 

L’importance de la distension dépend également des réflexes qui se produisent lorsque l’intestin se distend. 

Trois éléments peuvent distendre l’intestin : 

  • les solides, 
  • les liquides et 
  • les gaz. 

Les excès de ces éléments dans l’intestin provoquent des ballonnements et une distension, car ils augmentent la taille de l’intestin, ce qui lui fait prendre beaucoup plus de place dans l’abdomen.

Les solides 

Le seul endroit où les matières solides sont retenues est le gros intestin. 

Des quantités excessives d’éléments solides, comme cela peut être le cas lors de constipation, peuvent provoquer une distension. 

Le gros intestin est conçu pour stocker une assez grande quantité, de sorte qu’il gère mieux la distension que l’intestin grêle. 

La meilleure façon de déterminer si le gros intestin est saturé consiste à effectuer une radiographie de l’abdomen. 

Les liquides et les gaz

Des quantités excessives de liquide et de gaz dans l’intestin, en particulier vers la dernière partie de l’intestin grêle et les premières parties du gros intestin, sont la cause la plus courante de distension, en particulier lorsque la distension et les ballonnements varient en intensité pendant la journée. 

La quantité de liquide retenue dans l’intestin et la quantité de gaz produite dépendent en grande partie de la nourriture consommée. 

Au cours du processus de digestion, de l’eau et des sels pénètrent dans le corps à travers les parois du petit et du grand intestin (processus appelé absorption). 

Fonctionnement normal du côlon

Si ce processus est perturbé par des maladies telles qu’une infection intestinale, une maladie pancréatique, une maladie cœliaque ou une maladie intestinale inflammatoire, il restera plus de liquide dans les intestins, raison pour laquelle la diarrhée est souvent causée par ces affections. 

L’intestin répond habituellement à tout ce liquide en augmentant la vitesse à laquelle il propulse le contenu, ce qui peut entraîner une diarrhée. 

Fonctionnement anomal du côlon

Notre régime alimentaire comprend généralement de nombreux aliments contenant des sucres mal absorbés dans l’intestin grêle. 

Tous ces sucres dans l’intestin entraînent une plus grande rétention d’eau. Nous appelons ces sucres FODMAP.

Voici quelques exemples d’aliments riches en FODMAP :

  • Brocoli
  • Chou
  • Artichaut
  • Melon
  • Champignons
  • Oignons, etc.

Une partie du traitement du syndrome du côlon irritable reposerait donc sur une phase d’éviction, en évitant, entre autre, les FODMAPs. 

Les bactéries intestinales produisent des gaz qui se nourrissent de molécules alimentaires non absorbées qui atteignent le gros intestin.

Ce processus s’appelle la fermentation, et beaucoup d’entre nous savons, en fabriquant du pain ou de la bière, que la fermentation génère beaucoup de gaz.

Lorsque les bactéries fermentent les sucres, les gaz produits sont principalement de l’hydrogène et du dioxyde de carbone, bien que beaucoup produisent également du méthane

Ces gaz sont produits en grande quantité. 

Une petite quantité de dioxyde de carbone voyagera dans la partie restante de l’intestin et sera expulsée sous forme de flatulence, mais la plus grande partie du dioxyde de carbone produit est soit utilisée par les bactéries à d’autres fins, soit absorbée par le sang à travers la paroi du gros intestin et exhalé par les poumons.

Inconfort abdominal  

La distension de l’intestin est la principale cause de douleur dans le SCI. 

L’intensité de la douleur et d’inconfort ressentie dépend de la sensibilité des terminaisons nerveuses de l’intestin. 

Si elles sont très sensibles, on dit que la personne présente une hypersensibilité viscérale. 

Nous pouvons déterminer si une personne présente une hypersensibilité viscérale en effectuant ce que nous appelons des études au barostat. 

Un examen qui implique l’insertion d’un tube contenant un ballon gonflable dans le rectum par l’anus. 

Chez les personnes sans côlon irritable, nous pouvons gonfler le ballon assez souvent avant qu’elles ne ressentent de la douleur ou de l’inconfort, mais la plupart des personnes atteintes du côlon irritable ressentiront de la douleur avec beaucoup moins d’inflation du ballon. 

Ces expériences montrent que les personnes atteintes du SCI nécessitent moins de distension avant que leurs nerfs n’envoient des messages à leur cerveau pour indiquer qu’elles souffrent.

En d’autres termes, les personnes atteintes du SCI semblent avoir des terminaisons nerveuses plus sensibles qui réagissent plus tôt à de petites quantités de stimulation, de sorte qu’elles ressentent de la douleur lorsqu’une personne sans SCI ne la ressentirait pas. 

Une autre cause d’inconfort abdominal est la contraction sévère des muscles de la paroi de l’intestin, provoquant des crampes abdominales.

La caractéristique importante de la douleur intestinale est que nous la sentons sur une large zone de l’abdomen inférieur, moyen ou supérieur, mais que nous pouvons rarement dire exactement d’où elle vient avec précision. 

Contrairement à la peau, où il existe de nombreux récepteurs de la douleur pour que notre cerveau conscient sache exactement d’où vient la douleur, l’abdomen n’a que des récepteurs « généraux » de la douleur, ce qui signifie que notre cerveau conscient peut être au courant que quelque chose ne va pas, sans forcément arriver à le situer précisément. 

En général, les douleurs dans la partie « haute » serait liés à l’estomac et au duodénum. 

L’intestin grêle, douleur au milieu du ventre, et nous souffrons de douleur en bas du ventre lorsque celle-ci touche le côlon. 

(voir le schéma ci-dessous pour trouver les organes suivants :

  • Estomac
  • Duodénum
  • Intestin grêle
  • Côlon

Modification du fonctionnement intestinal (comparé à la normale)

Les caractéristiques de nos selles, (diarrhée / constipation) dépendent en grande partie de leur teneur en eau (comme vu plus haut)

La diarrhée signifie que la quantité de liquide dans l’intestin a dépassé sa capacité de réabsorber son contenu.

Il peut y avoir trois raisons principales à cela:

  • La quantité de liquide provenant de l’intestin grêle est trop importante.
  • Le mécanisme de dessèchement est altéré (par exemple lorsque le côlon est enflammé).
  • La vitesse à laquelle le contenu traverse l’intestin est trop rapide pour que le dessèchement se produise (le système nerveux entérique est trop stimulé et stimule les muscles de manière trop vigoureuse).

De même, la constipation peut être due à:

  • Trop peu de liquide entrant dans l’intestin.
  • Trop de dessèchement, du fait que le contenu de l’intestin se déplace trop lentement ou que la vidange de l’intestin est mal coordonnée.
  • Ne pas vider l’intestin dès que l’envie se manifeste. 

La quantité d’eau que nous buvons a une certaine influence sur l’évacuation de nos selles. En effet, si nous ne buvons pas assez d’eau, alors le côlon va réabsorber autant d’eau qu’il pourra pour subvenir au besoin du corps, alors les risques de constipation augmentent. 

Mais nous ne pouvons pas facilement augmenter la quantité d’eau dans le gros intestin simplement en buvant plus d’eau, car cette eau sera absorbée plus haut et l’excès sera éliminé dans l’urine. 

En d’autres termes, si vous êtes constipé, vous devez vous assurer de ne pas vous déshydrater, mais boire plusieurs litres d’eau par jour n’apportera aucun bénéfice supplémentaire.

Le transit intestinal

Le temps nécessaire pour que le contenu de l’intestin se déplace du début à la fin du gros intestin est appelé temps de transit. 

L’un des facteurs ayant une incidence sur le temps de transit est la manière inhérente dont le système nerveux entérique est réglé. 

Chez certaines personnes, le temps de transit sera long et leur transit intestinal sera normal, par exemple, cinq fois par semaine avec des selles assez fermes. 

D’autres ont un temps de transit plus rapide, allant normalement deux à trois fois par jour et produisant des selles plus molles. 

À partir de cette base, d’autres facteurs peuvent modifier le temps de transit. 

  • L’un est la nature du régime alimentaire. 

Si elle contient peu de fibres, les choses bougeront lentement dans l’intestin et la constipation pourrait en résulter. 

Dans de telles situations, le passage à un régime riche en fibres ou la prise de suppléments de fibres fonctionnerait très bien. 

Si, au contraire, le régime alimentaire contient une grande quantité de sucres mal absorbés (FODMAP), le système nerveux entérique peut réagir en demandant aux muscles du côlon d’expulser le contenu de l’intestin et le temps de transit deviendra alors très court. 

Il convient de noter que les drogues opiacées (également connues sous le nom de stupéfiants) telles que la codéine peuvent être particulièrement constipantes, car elles ralentissent l’intestin et augmentent ainsi le temps de transit. 

Donc, si vous ressentez des douleurs abdominales dues au SCI, les opiacés ne semblent pas être une bonne option pour vous.

Caractéristiques des selles 

Les personnes atteintes du SCI mettent souvent en doute les caractéristiques de leurs selles. 

Ceux-ci peuvent inclure:

  • Couleur

La couleur des selles varie, mais ces variations ne sont généralement pas significatives dans le SCI.

  • Forme

Des selles en forme de ruban ou de cordelettes sont généralement associées à des efforts et pourrait indiquer une constipation. 

Les excréments dit « de lapin » indiquent également une constipation. Des selles flottantes peuvent indiquer un bon apport en fibres.

  • Morceaux dans les selles  

Parfois, les gens remarquent des peaux de tomates, des grains de maïs ou des graines dans leurs selles et pensent que cela indique un problème de digestion, mais en réalité, ce n’est pas quelque chose d’anormal. 

  • Mucus

Il est normal de voir passer du mucus, la substance gluante qui recouvre la paroi de l’intestin, avec vos selles, et cela n’a généralement aucune conséquence sérieuse (sauf si ce mucus est trop présent). 

  • Sang

Tout sang dans les selles justifie une visite chez le médecin. 

Normalement, le sang n’est pas supposé se trouver dans les selles lorsque l’on souffre de SCI. 

Voici l’Échelle Bristol traduite en Français © lalimentationsante.fr

  • Flatulences

Péter est normal : les femmes en bonne santé pètent en moyenne sept fois par jour et les hommes en bonne santé, quatorze fois par jour. 

Il y a généralement deux plaintes à propos des pets : 

1) La fréquence

Le moyen de réduire le volume de gaz expulsé est de réduire l’apport :

  • Les FODMAPS
  • Les fibres solubles 
  • L’amidon résistant  

Tout en veillant à ce que le temps de transit ne soit pas trop long.

2) L’odeur. 

Les gaz malodorants proviennent de la dégradation des protéines et sont produits lorsque la quantité des protéines ingérées dépassent la capacité du corps à les digérer. 

Ceci est dû au fait que nous consommons trop de protéines ou alors que notre capacité digestive ne permet pas de s’occuper de toutes les protéines. 

Les gaz malodorants ne reflètent généralement pas la maladie ou une mauvaise alimentation (sauf infection).

Si vous n’évacuez pas les gaz, alors vous pouvez souffrir de douleurs abdominales (ballonnements). 

  • Intestins bruyants 

Il arrive que certaines personnes qui souffrent du SCI ressentent et entendent des bruits provenant de leurs intestins, ce n’est pas un phénomène anormal d’entendre des bruits. Ils soulignent une activité intestinale.  

  • Fatigue

Les gens qui souffrent de SCI souffrent en général de fatigue, surtout lorsque leurs symptômes ne les laissent pas tranquille.

La cause de ceci est toujours inconnue, mais nous remarquons qu’un changement alimentaire pour gérer les symptômes peut également s’avérer efficace pour traiter la fatigue. 

Traitement médicamenteux du syndrome du côlon irritable

Les médicaments ont généralement une efficacité limitée dans le traitement du SCI mais peuvent toutefois jouer un rôle décisif dans le traitement de certains symptômes gênants. 

Votre médecin peut vous recommander des médicaments en réponse aux symptômes majeurx qui vous empêchent de vivre correctement, tels que :

Douleurs abdominales crampes 

Les médicaments qui soulagent les spasmes, tels que la mébévérine, les anticholinergiques, constituent le premier choix, suivis des antidépresseurs, généralement à faible dose. 

Diarrhée 

Les médicaments qui ralentissent les intestins, tels que le lopéramide ou le diphénoxylate.

Constipation 

Supplément de fibres ou utilisation de laxatifs. 

Troubles du sommeil

Antidépresseur tricyclique.

Anxiété et stress  

Antidépresseurs / anxiolytique.

Thérapies psychologiques

De nombreuses personnes atteintes du SCI ont recours à des approches psychologiques telles que le yoga et l’hypnothérapie (hypnose clinique) pour traiter des problèmes tels que l’anxiété et le stress susceptibles de contribuer à leur SCI. 

Il existe également de nombreuses preuves que ces techniques soulagent les symptômes du SCI (certainement via une réduction du stress). 

La thérapie cognitivo-comportementale avec un psychologue qualifié ou l’hypnothérapie avec un hypnothérapeute qualifié sont moins accessibles, mais il existe de très bonnes preuves qu’elles apportent des avantages considérables. 

L’hypnothérapie « dirigée sur la sphère intestinale » a eu des effets bénéfiques durables pour les personnes atteintes du SCI. 

Comment et pourquoi cela fonctionne n’est pas bien compris, mais cela mérite notre attention. Il existe certaines preuves que cela peut réduire l’hypersensibilité viscérale. 

Thérapies alternatives 

Certaines personnes atteintes du SCI indiquent que ces thérapies ont permis de soulager leurs symptômes : 

Probiotiques

Ce sont des bactéries amicales pouvant avoir des effets bénéfiques sur la santé, généralement différentes souches de Lactobacillus ou Bifidobactéries, utilisées seules ou en association. 

De nombreux autres types de bactéries (et même de levures) ont également été commercialisés en tant que probiotiques.

Pour en savoir plus sur les probiotiques, consulter cet article

Prébiotiques 

Il s’agit d’hydrates de carbone, tels que l’inuline (à ne pas confondre avec l’insuline) et le fructose-oligosaccharide (également appelé FOS ou oligofructose), qui, à faibles doses seulement, favorisent spécifiquement la croissance de « bonnes » bactéries et en réduisent le nombre de « mauvaises » bactéries. 

A vrai dire, il faut utiliser les prébiotiques avec précautions car leur contenu est riche en sucres fermentescibles, ces sucres risquent d’aggraver votre pathologie. 

Exercice physique

Marcher ou faire de simples exercices (plutôt que courir des marathons) peut être bénéfique. 

Acupuncture 

Certaines personnes ont remarqué que l’acupuncture soulageait les symptômes du SCI, en particulier les douleurs abdominales. Cela reste scientifiquement non prouvé, mais pourquoi ne pas essayer ? 

Médecine traditionnelle chinoise 

Il est difficile de savoir si cela aide vraiment car chaque praticien de médecine chinoise va prescrire en fonction du cas de la personne. Même si la science reste encore un peu floue sur le sujet, pourquoi pas ne pas essayer également ?