La perméabilité intestinale

La perméabilité intestinale, un phénomène physiologique normal, mais qui peut parfois tourner au drame.

perméabilité intestinale

Vous allez également comprendre combien il est crucial d’avoir une paroi intestinale saine et parfaite.

Encore une fois, vous viendrez avec moi au plus profond de nos cellules intestinales afin d’y découvrir quel est le problème, quel est le phénomène et les facteurs qui entrent en jeu.

A la fin de cet article, je vous assure que vous ne verrez plus jamais votre intestin de la même manière.

Vous comprendrez réellement pourquoi les intestins sont le pilier de la santé et comment vous pouvez la retrouver en mettant des techniques efficaces en place !

Physiopathologie : inflammation

On sait de nos jours que ce qui cause l’inflammation provient en réalité non pas de l’intérieur, mais de l’extérieur pour la plupart du temps.

On peut noter les causes d’inflammations suivantes :

  • Le stress
  • Les toxines
  • Les particules alimentaires
  • Les médicaments
  • Les pathogènes
  • Les dysfonctionnements d’organes

Les particules de nourriture par exemple peuvent créer une sorte d’intolérance vis-à-vis du système immunitaire.

Lorsque vous ingérez des aliments, ils se retrouvent tôt ou tard dans vos intestins pour être digérés. Cependant, vous allez comprendre par quels mécanismes certaines protéines (grosses molécules), non-digérées peuvent sur-stimuler le système immunitaire et créer une inflammation.

Selon la susceptibilité génétique de la personne, le système immunitaire va devenir trop réactif et prendre en otage des cellules de notre propre corps, puis finira par les attaquer, ce qui donnera les symptômes typiques d’une maladie auto-immune.

Vous verrez que certains aliments sont plus susceptibles que d’autres de sur-stimuler le système immunitaire.

Il n’en sera pas ou peu question ici, mais un mauvais style de vie (manque de sommeil, pas d’activité physique, trop de stress) peut également aggraver une maladie auto-immune en contribuant au développement de l’auto-immunité

Le développement d’une maladie auto-immune se fait alors en 3 temps :

  1. Mauvaise alimentation : conduisant à une augmentation de la perméabilité intestinale et à un microbiote intestinal déséquilibré.
  2. Un style de vie déplorable : trop de stress, peu ou pas d’activité physique, peu de sommeil ou de mauvaise qualité.
  3. La génétique : certains gènes sont responsables du déclenchement d’une maladie auto-immune.

On ne peut rien faire pour la partie génétique, en revanche on peut miser sur l’alimentation et le style de vie pour espérer calmer le système immunitaire.

C’est d’ailleurs tout l’intérêt de mettre en place le protocole AIP (auto-immune protocol). C’est un protocole que j’enseigne et qui permet de traiter tous les facteurs qui aggravent une maladie auto-immune :

  • Style de vie : manque de sommeil, peu de sport, trop de stress
  • Alimentation : liste des aliments qui aggravent la réponse immunitaire et ceux qui calment le système immunitaire

Grâce à ce protocole, le système immunitaire se calme et peut, parfois, amener la personne dans une rémission complète, c’est-à-dire plus aucun symptôme de la pathologie.

Vous pouvez d’ailleurs consulter les témoignages des personnes à qui j’ai enseigné le protocole AIP (ainsi que d’autres protocoles), et les résultats qu’ils ont obtenu !

Les personnes pouvant mettre en place le protocole AIP pour aider les gens doivent être celles qui ont obtenu une certification américaine de l’institut « Auto-immune Paleo », que l’on délivre aux gens qui ont suivi une formation sur la science du système immunitaire, de l’alimentation et du style de vie chez les personnes atteintes d’une maladie auto-immune.

J’ai suivi cette formation, vous pouvez d’ailleurs me retrouver dans l’annuaire des Coachs Certifiés AIP

Poursuivons !

Inflammation intestinale

L’inflammation intestinale provient de ce que l’on a vu plus haut, différents facteurs capables de déclencher une réponse immunitaire.

Le système immunitaire, va lancer tout un tas d’anticorps vis-à-vis des antigènes (étrangers). Dans la bataille, il se peut que l’organe, siège de l’attaque, soit touché et pris pour cible ensuite.

  • Rougeur
  • Douleur
  • Gonflement
  • Chaleur,

Tous conduisent à ce que l’on appelle l’inflammation.

L’inflammation est la base de pratiquement toutes les maladies : Alzheimer, diabète, Crohn, RCH, maladies coronariennes

De plus, dans la plupart de ces pathologies, c’est l’intégrité de la muqueuse de l’intestin qui joue un rôle fondamental dans la détermination du degré d’inflammation – Dr D Perlmutter MD : The daily beast, 2015.

intestins et perméabilité intestinale

Si vous croyiez que c’était la peau le plus grand organe du corps, et bien vous vous êtes trompé !

C’est bien l’intestin qui est la plus grande surface du corps.

En effet, vous trouvez souvent l’argument qui dit que : « l’intestin est une zone équivalente à la taille de 2 courts de tennis ».

A l’intérieur de ces intestins, on y trouve ce que l’on appelle un « Microbiome ». Ce microbiome se trouve dans la lumière intestinale (une sorte de « trou vide » là où passe les aliments) et compte plus de 130 trillions (trillions = milliard de milliards) de microorganismes (microbes) !

perméabilité intestinale

A titre de comparaison, nous avons seulement 10 trillions de cellules. Ce qui nous amène à penser que nous sommes plus bactérien qu’humain !

La lumière intestinale, se compose donc de milliards de bactéries et de particules alimentaires qui viennent d’être mangées. On appelle le tout des « antigènes », c’est-à-dire des composés étrangers, qui ne ressemblent pas à nos tissus à nous.

Grâce à cette exposition des antigènes (étrangers) sur nos intestins, nous pouvons éduquer notre système immunitaire. En effet, la quasi-totalité de notre système immunitaire se trouve : dans nos intestins !

Le système immunitaire a mis en place une sorte de camp d’entrainement qui lui permet d’être régulièrement confrontés aux bactéries et autres molécules étrangères. Cette exposition lui permet de mémoriser (oui notre système immunitaire a une mémoire) les bactéries et autres molécules pour mieux les affronter plus tard si besoin.

Zonuline et les jonctions serrées intercellulaires

La zonuline est une molécule produite par les cellules intestinales et dont le rôle est de réguler les jonctions serrées intestinales (on reviendra sur cette partie plus bas).

zonuline et perméabilité intestinale

Source de l’image : http://physrev.physiology.org/content/91/1/151.long

Je sais, cette image a l’air difficile à comprendre, pourtant elle est essentielle à la compréhension de l’article.

Expliquons la étape par étape :

gliadine et perméabilité intestinale

(ceci est une partie de l’image illustrée plus haut que j’ai découpé pour mieux expliquer)

Ici encadré en rouge on voit plusieurs sortes de filaments. En réalité ces petits filaments s’appellent : les jonctions serrées. Comme leur nom l’indique : elles font une jonction entre deux cellules intestinales, c’est-à-dire qu’elles permettent de ne pas laisser passer des molécules étrangères à l’intérieur du corps.

Elles se trouvent dans la totalité du système digestif et servent, comme je viens de l’indiquer à coller, de façon très ferme, les deux cellules.

Voici une métaphore pour illustrer

Vous êtes chez vous, quelqu’un sonne à la porte, mais vous ne voulez pas le faire entrer, car c’est encore un de ces revendeurs d’assurance ou autre.

Ce que vous faîtes, c’est que vous ignorez la sonnette, la porte étant fermée, l’individu ne va pas entrer (la porte est supposée représenter la jonction serrée).

Seulement, nous allons voir qu’il peut y avoir un dysfonctionnement dans ce système de fermeture !

Donc comme on a vu plus haut, les jonctions serrées représentées par l’encadré rouge permettent à l’intestin de conserver son intégrité, sa fermeture !

Ainsi, les particules alimentaires et les bactéries contenues dans la lumière intestinale (que l’on appelle aussi antigènes souvenez-vous) ne peuvent pas passer.

perméabilité intestinale et jonctions serrées

Mais, il arrive souvent que certains de ces antigènes qui sont en contact direct avec les cellules intestinales, arrivent à modifier l’expression des jonctions serrées (la porte) par l’intermédiaire de la zonuline ! C’est un peu comme si notre revendeur se déguisait en quelqu’un que l’on connait pour qu’on puisse le laisser entrer chez nous !

La gliadine, molécule du gluten

La gliadine est l’une des molécules contenue dans le gluten.

Sur la cellule intestinale, il y a ce que l’on appelle un « récepteur », c’est une sorte de serrure sur une porte. Le nom de ce récepteur est un peu bizarre, il s’appelle le CXCR3 (à ne pas confondre avec C3PO dans Star Wars). Cette serrure s’ouvre lorsqu’il y a cette fameuse gliadine, la molécule du gluten !

L’ouverture grâce à la gliadine va déclencher une multitude d’action à l’intérieur même de la cellule !

À la suite de l’exposition de la gliadine sur nos cellules intestinales, ces dernières, complètement déboussolées, vont produire la zonuline !

La zonuline, molécule venant d’être produite par la cellule, avoir pour rôle de s’attacher à deux autres serrures appelées « récepteurs » : le PAR2et le EGFr.

Ce qui se passe dans ce cas là, c’est que, les jonctions serrées, qui étaient si fermement attachées, vont avoir pour ordre de se détacher.

En résumé, pour reprendre la métaphore de l’assureur devant chez vous c’est un peu comme s’il s’était déguisé en quelqu’un que vous connaissez mais surtout, c’est comme s’il avait la clé de chez vous, alors qu’il n’est pas supposé l’avoir ! Au final il arrivera à ouvrir la porte. Comme la gliadine arrive à ouvrir les jonctions serrées !

Regardez l’image ci-dessous, les jonctions serrées qui étaient fermement attachées, fermées, sont ouvertes !

zonuline et jonctions serrées

Vous l’avez compris, la porte est ouverte : les antigènes et les bactéries à l’intérieur du tube digestif vont pouvoir pénétrer à l’intérieur du corps.

Voici une image explicative plus simplifiée

gliadine et perméabilité intestinale

Ce qui se passe ensuite peut être dramatique et à l’origine de maladie auto-immune !

En effet, les antigènes ont pu, par l’intermédiaire de la gliadine, entrer dans le corps.

Rappelez-vous aussi, derrière les intestins se trouve… le système immunitaire, une sorte de police qui est là pour contrôler qu’il n’y ait pas trop d’antigènes (d’intrus) à l’intérieur de l’organisme !

maladie auto-immune et perméabilité intestinale (leaky gut)

Et ce qu’il devait se passer se passa : le système immunitaire va se voir submergé par cette entrée massive d’antigènes ! Il n’est pas du tout supposé recevoir cette dose d’agresseurs extérieurs, et, va donc devoir produire ce que l’on appelle des « anticorps » pour détruire ces antigènes.

Un anticorps est une molécule, produite par le système immunitaire, dont le but est de neutraliser les éléments pathogènes. On est donc dans une réelle agression et le système immunitaire essaie, tant bien que mal, de gérer cette attaque.

Il va donc produire des anticorps : IgA et IgG (ce sont des noms bizarres, je sais). En résumé, ce sont des substances produites pour tuer les substances étrangères au corps (bactéries, mais pas que).

Ce qui va donner deux réponses possibles :

  • Inflammation chronique
  • Problème auto-immune

Petit bonus

J’ai réalisé une comparaison avec de vraies images de jonctions serrées !

Pour y voir plus clair, je l’ai associé à une illustration.

jonctions serrées

Jonctions serrées intercellulaire

La recherche actuelle commence à prendre en compte ces changements.

En effet, autrefois, les jonctions serrées étaient considérées comme statiques, on pensaient qu’elles restaient intactes et qu’elles ne pouvaient pas s’ouvrir aux agresseurs. Ce qui explique pourquoi, encore de nos jours, les médecins ne connaissent quasiment rien à la perméabilité intestinale ou plutôt au syndrome d’hyper-perméabilité intestinale.

Ils ne connaissent pas non plus le lien qu’elle peut avoir avec les pathologies et en particulier les maladies auto-immunes.

Les chercheurs d’aujourd’hui ont prouvé que la perméabilité intestinale n’était pas statique comme on l’a toujours pensé, mais dynamique.

En effet, elle est adaptable aux circonstances, au développement physiologique, aux pathologies, à la diététique.

Pourquoi est-elle dynamique ?

Il est important qu’elle soit dynamique pour pouvoir permettre :

  • L’absorption passive de nutriments
  • La surveillance du contenu microbien à l’intérieur de l’intestin
  • Pour se défendre contre certains agents infectieux
  • Pour le transport des leucocytes (globules blancs) dans l’intestin.

GALT et perméabilité intestinale

Prenons le dernier point : « transport des leucocytes »

Source : Chieppa. NIH

Comme on peut le voir sur cette illustration, l’intestin est recouvert de ce que l’on appelle : un tissu lymphoïde associé (GALT en anglais).

Ce qui signifie que derrière nos intestins, nous avons une sorte de « police » : notre système immunitaire veille.

C’est donc ce système immunitaire sous-jacent qui va manipuler la réponse adaptée en fonction des antigènes pouvant pénétrer à l’intérieur du corps.

⛔️ Ce point est très important, car il nous permet de comprendre la possible origine des maladies auto-immunes, des allergies et toutes autres pathologies !

Effet de la zonuline sur la perméabilité intestinale

Vous le savez maintenant, la production de zonuline par les cellules intestinales du corps va provoquer une perméabilité intestinale. Des éléments étrangers (antigènes) vont pouvoir passer au travers de la muqueuse et déclencher une tempête immunitaire.

Mais est-ce qu’une fois que l’on souffre d’une hyper-perméabilité intestinale, tout est fichu ? NON !

Des travaux ont démontré que 48 heures après la stimulation provoquée de la zonuline, celle-ci revient à des taux normaux.

En d’autres termes, une fois que votre zonuline a été excessivement stimulée par la gliadine du blé par exemple, ou encore la caséine, et bien elle va pouvoir retourner à des taux frôlant les 0 % si l’on arrête la stimulation, je dis bien si l’on arrête la stimulation.

Ce qui voudrait dire que l’on peut réparer notre perméabilité intestinale en évitant tous les éléments capables de stimuler la zonuline.

Problèmes de santé associés au Syndrome d’hyperperméabilité intestinale (leaky gut syndrome)

Les maladies associées à une hyper-perméabilité intestinale sont :

  • Maladies auto-immunes
  • Les sensibilités aux produits chimiques
  • Sensibilités à certains aliments
  • Syndrome de fatigue chronique
  • Insuffisance cardiaque
  • Dépression
  • Maladies inflammatoires chroniques intestinales (maladie de Crohn, rectocolite hémorragique)
  • Douleur chronique
  • Prolifération de levures ou de bactéries (SIBO ou SIFO).
  • Syndrome de l’intestin irritable (côlon irritable)
  • Les pathologies cutanées (acné, eczéma, psoriasis)

Les déséquilibres communs associés au Syndrome d’hyperperméabilité intestinale / leaky gut syndrome

  • Malabsorption / malnutrition
  • Prolifération bactériennes / levures
  • Activation immunitaire / intégrité affaiblie
  • Dégénérescence de la muqueuse intestinale
  • Dysbiose
  • Sensibilités alimentaires

Les symptômes de la perméabilité intestinale

  • Ballonnements
  • Mauvaise digestion
  • Inflammation
  • Douleur chronique
  • Allergies alimentaires
  • Mauvaise mémoire
  • Dépression
  • Fatigue
  • Problèmes cutanées

Le régime alimentaire et la perméabilité intestinale

Maintenant nous allons voir comment notre régime alimentaire peut provoquer cette hyper-perméabilité intestinale.

Dans ce passage je vais répéter ce que j’ai écrit plus haut pour certaines parties mais de façon plus précises et pratiques. Je vais aussi détailler chaque « composant » alimentaire négatif pour la santé intestinale

Le gluten

Le gluten se trouve particulièrement dans le blé, mais pas seulement, il est aussi présent dans l’orge, dans le seigle et dans l’avoine (bien que la forme soit différente). Comme indiqué plus haut, la gliadine, une protéine qui compose le gluten est capable de donner un « ordre » à nos cellules et de permettre une perméabilité intestinale accrue, comme le décrit cette publication scientifique.

C’est-à-dire que cette molécule (gliadine) va venir s’accoler à certains récepteurs de nos intestins leur disant quoi faire ! Les intestins s’exécutent en produisant une molécule appelée : Zonuline.

C’est la zonuline qui va se charger d’ouvrir les jonctions serrées. Comme on l’a vu, une fois que les jonctions serrées sont ouvertes, alors les microbes peuvent passer et provoquer une inflammation ! Le gluten (à cause de la gliadine) provoque et entretient alors l’inflammation.

D’ailleurs, selon cette étude, l’éviction du gluten a permis de normaliser la barrière intestinale.

Voici un schéma pour mieux comprendre

Les produits laitiers

C’est plus particulièrement la caséine qui pose problème, c’est-à-dire la protéine du lait. Bien que tout le monde connaisse le lactose, ce sucre particulièrement difficile à digérer et qui donne des gaz, diarrhées ou ballonnements (chez certains même une constipation), la caséine quant à elle est peu connue.

Jusqu’ici rien n’était reprochée à la caséine, mais quand il s’agit de maladie de Crohn, rectocolite hémorragique ou de maladies auto-immune, alors la caséine pose problème.

Elle est capable d’augmenter la perméabilité intestinale, en agissant un peu comme la gliadine du gluten !

Une étude a montré que le lait maternisé à base de lait de vache, consommés par les nourrissons augmentait significativement leur perméabilité intestinale comparé au lait maternel qui lui est excellent pour la santé du bébé.

Les aliments industriels

Une étude plutôt récente a démontré que la perméabilité intestinale pouvait être affectés par la consommation d’aliments industriels.

Parmi ces aliments, si l’on peut appeler ça des aliments, voici la liste des ingrédients qui les compose très souvent et qui sont coupables d’augmenter la perméabilité intestinale ou d’altérer l’intestin :

  • Glucose
  • Gluten
  • Solvant organiques
  • Émulsifiants
  • Nanoparticules
  • Glucose
  • Fructose, sirop de fructose
  • Sirop de maïs
  • Etc.

La liste serait trop longue pour détailler tous les produits chimiques que l’on peut retrouver dans les aliments industriels et qui provoquent une hyper-perméabilité intestinale !

Le régime moderne, occidental

Comme indiqué plus haut, notre régime moderne ne correspond pas à la physiologie de l’être humain. Cette alimentation est à l’origine de l’hyper-perméabilité intestinale et favorise le développement de la maladies intestinales ou auto-immunes. Mais elle peut avoir un rapport également avec les soucis de peau !

Une étude a montré qu’avoir une alimentation occidentale (trop grasse, trop sucrée, trop salée, pauvre en fibres…) était responsable de l’augmentation de la perméabilité intestinale en s’attaquant directement aux jonctions serrées.

Les saponines

Les saponines (glycoalcaloïdes) sont des composés que l’on retrouve naturellement dans certaines légumes/tubercules que l’on appelle des « solanacées ». Ces saponines aident notamment la plante à se défendre en cas d’agression (par un animal qui souhaiterait la manger par exemple, ou l’homme).

Voici une liste des solanacées qui pourraient augmenter votre risque de développer une hyperperméabilité intestinale (leaky gut).

  • Pomme de terre
  • Tomates
  • Aubergines
  • Poivrons
  • Poivre
  • Piments
  • Certaines épices

En effet, une étude a montré que la pomme de terre par exemple de part ses composés en saponine pouvait perturber l’intégrité de la barrière intestinale et augmenter le risque de développer une hyperperméabilité.

Il est important tout de même de noter que les aliments cités sont également intéressants nutritionnellement. Si vous souffrez d’une maladie auto-immune, je vous conseille d’essayer le protocole AIP.

Ce protocole vous permettra d’éviter certains de ces composés pendant un temps puis les reprendre en fonction de vos symptômes !

Les lectines

Tout comme les saponines, les lectines sont des molécules que l’on retrouve dans le règne végétal et qui permettent à ces plantes de se défendre !

Les lectines ont la capacité de s’attacher à certaines de nos cellules et perturber leur fonctionnement, c’est le cas pour les cellules intestinales !

En raison de cette caractéristique, les lectines sont considérées comme des facteurs antinutritionnels. Les lectines sont surtout présentes dans les céréales et les légumineuses (haricots, soja, lentilles, orge, maïs, riz, blé…) mais environ 30% de nos aliments contiennent des lectines.

Certaines (pas toutes) lectines sont capables d’augmenter la perméabilité intestinale. En effet, ces molécules sont capables de résister à la digestion sans être détruites, ce qui leur permet d’être exposées plus facilement à la muqueuse intestinale et de perturber son fonctionnement.

Elles ont également la capacité de stimuler le système immunitaire, ce qui peut créer et entretenir l’inflammation.

L’alcool

Selon une publication scientifique, l’alcool est capable de détruire les jonctions serrées. Cette destruction amène à une augmentation de la perméabilité intestinale !

En d’autres termes, l’alcool est capable de créer de petits trous entre les cellules intestinales. Et ces « trous » sont suffisamment gros pour laisser passer les bactéries et autres molécules se trouvant à l’intérieur de l’intestin, ce qui créer une augmentation de l’inflammation.

Mais l’alcool favorise également la dysbiose intestinale (un microbiote intestinal déséquilibré) c’est-à-dire que les bactéries pathogènes vont venir prendre les commandes et augmenter à leur tour l’inflammation !

La viande industrielle

Les animaux élevés en batterie sont nourris avec des aliments de piètre qualité nutritionnelle et riche en oméga-6 (ce qui favorise l’inflammation) mais également ont été traités avec des antibiotiques la plupart de leur vie.

Ces viandes sont alors absolument néfastes pour notre santé intestinale. Elles sont capable d’augmenter le risque de développer une hyperperméabilité intestinale et une dysbiose intestinale.

Les huiles raffinées

Les huiles raffinées sont également très riches en oméga-6 en plus d’avoir été extraites avec des produits chimiques. Elles favorisent la dysbiose intestinale qui favorise à son tour la perméabilité intestinale et l’inflammation !

Voici un schéma global qui résume les différents aliments qui causent ou augmentent les risques de développement une hyperperméabilité intestinale

Le stress et la perméabilité intestinale

Toujours dans le même principe, je vais vous démontrer, par l’intermédiaire d’un schéma, comment le stress peut induire une hyper-perméabilité intestinale

stress et perméabilité intestinale

Perméabilité intestinale et maladies

Les pathologies associées l’excès de production de zonuline sont :

  • Maladies auto-immunes : maladie de Crohn, rectocolite hémorragique, maladie coeliaque, diabète de type 1, polyarthrite rhumatoïde, lupus, spondylarthrite ankylosante…
  • Maladies du système nerveux : sclérose en plaque, polyneuropathie, schizophrénie,
  • Cancers : cerveau, sein, ovaires, pancréas, poumon…

La théorie conventionnelle de l’auto-immunité

Aujourd’hui, les médecins traitent les maladies en pensant à deux phénomènes :

  • La génétique
  • L’environnement : infections, contaminations…

Ces deux phénomènes conduisent à des troubles auto-immuns.

Or, la nouvelle théorie appuie en effet les deux phénomènes du dessus, mais ajoute une troisième hypothèse : la perturbation de la barrière intestinale à l’origine directe de la maladie auto-immune !

Arrêtons-nous un peu sur cette troisième hypothèse

Troisième théorie : la fonction de barrière intestinale

maladies auto-immunes et perméabilité intestinale

Comme vous le voyez dans cette illustration, les chercheurs émettent l’hypothèse que la perturbation de la barrière intestinale, par les éléments perturbateurs (alimentaires, bactériens..) vus ci-dessus, serait à l’origine de la maladie auto-immune !

Plus étonnant encore ! Si l’on retire les éléments perturbateurs, comme la mauvaise alimentation, le stress… Alors il serait possible de moduler la maladie voir de l’inverser totalement !

Voyons en détail certaines pathologies.

Perméabilité intestinale et maladies auto-immunes

Les maladies inflammatoires de l’intestin : maladie de crohn et rectocolite hémorragique

Dans les maladies inflammatoires de l’intestin on retrouve une augmentation de la perméabilité intestinale.

On considère même ici que c’est le centre de cette maladie.

En raison d’une déficience immunitaire innée, les molécules antigènes ont un accès inapproprié au tissu lymphoïde associé de l’intestin (vous savez le système immunitaire qui se trouve derrière l’intestin).

De plus, et c’est un point très intéressant, les patients avec la maladie de Crohn en rémission ont des signes d’hyperperméabilité intestinale 1 an avant la rechute.

C’est-à-dire que la rechute s’installe doucement, mais elle est visible par l’intermédiaire de la perméabilité intestinale.

Voici un schéma :

maladie de crohn, rectocolite hémorragique et perméabilité intestinale

On peut voir plusieurs paramètres rentrer en jeu : tout d’abord, on commence par une activation de la zonuline, qui peut être provoquée par une infection bactérienne ou à la simple consommation de gluten, caséine, d’alcool, malbouffe, etc.

Comme on l’a vu plus haut, la production de la zonuline va engendrer une perméabilité intestinale.

Cette perméabilité intestinale va engendrer une entrée d’antigènes de l’extérieur à l’intérieur de l’organisme. L’entrée de ces antigènes va créer une inflammation, signe de défense de l’organisme.

Cette inflammation sera promue par la production de cytokines pro-inflammatoires, les patients connaissent souvent le TNF-a étant donné qu’ils prennent la plupart du temps des « anti-TNF-a ».

Le problème, c’est que cette production de cytokine va à son tour perturber les jonctions serrées… Et là, c’est le cercle vicieux !

Sclérose en plaque et perméabilité intestinale

La sclérose en plaques est une maladie qui touche le système nerveux central, en particulier le cerveau, les nerfs optiques et la moelle épinière.

Elle altère la transmission des influx nerveux et peut se manifester par des symptômes très variables :

  • engourdissement d’un membre,
  • troubles de la vision,
  • sensations de décharge électrique dans un membre ou dans le dos,
  • troubles des mouvements, etc.

Il est intéressant de constater plusieurs choses dans la sclérose en plaque :

  • Environ 30 % des patients ont un problème de zonuline : le taux est très élevé (ce qui entraîne donc une hyper-perméabilité intestinale)
  • Ce qui est encore plus intéressant, c’est que lorsque le taux de zonuline redevient normal, alors les individus sont en rémission !

Ces données laissent supposer que pour maintenir une rémission de cette maladie, il faut diminuer ses taux de zonuline.

Diabète de type 1 et perméabilité intestinale

diabète de type 1 et perméabilité intestinale

Ici, on peut voir plusieurs choses :

  • Les patients atteints de diabète de type 1 ont des taux de zonuline très élevés.
  • Les familles des patients atteints ont des taux supérieurs par rapport aux personnes saines.
  • Les personnes « controls », n’ayant aucune pathologie, ont des taux normaux de zonuline

Ce qui veut dire que les patients atteints de diabète de type 1 ont une augmentation significative de la perméabilité intestinale dépendant de la zonuline avant l’apparition de la maladie !

Cela amène à penser que la première étape du développement de la pathologie se trouve en réalité : dans l’intestin !

En effet, la perte de la fonction de barrière intestinale, secondaire à une augmentation de zonuline, peut basculer la tolérance à l’immunité.

En théorie

La réponse auto-immune peut-être arrêtée ou inversée si l’interaction entre les gènes de prédisposition auto-immune et les déclencheurs sont empêchés / éliminés !

Donc, rétablir la fonction de la barrière intestinale représente une stratégie thérapeutique alternative valable et innovante !

Nouvelles stratégies thérapeutiques

Tout d’abord, nous devons absolument rétablir la fonction de la barrière intestinale ! Il existe des techniques médicamenteuses.

Par exemple, certaines études suggèrent que la prise d’acétate de Larazotide pourrait être efficace. L’acétate de lazazotide est un inhibiteur de zonuline.

Le protocole AIP pour traiter les maladies auto-immunes

Le développement d’une maladie auto-immune se fait en 3 temps :

protocole AIP et perméabilité intestinale

  1. Mauvaise alimentation : conduisant à une augmentation de la perméabilité intestinale et à un microbiote intestinal déséquilibré.
  2. Un style de vie déplorable : trop de stress, peu ou pas d’activité physique, peu de sommeil ou de mauvaise qualité.
  3. La génétique : certains gènes sont responsables du déclenchement d’une maladie auto-immune.

On sait que l’alimentation à un rôle majeur à jouer car c’est lorsque l’on consomme des produits qui altèrent la barrière intestinale que l’on est le plus à risque de développer une maladie auto-immune.

On ne peut rien faire pour la partie génétique, en revanche on peut miser sur l’alimentation et le style de vie pour espérer calmer le système immunitaire.

C’est d’ailleurs tout l’intérêt de mettre en place le protocole AIP (auto-immune protocol) qui est un protocole que j’enseigne et qui permet de traiter tous les facteurs aggravant une maladie auto-immune :

  • Style de vie : manque de sommeil, peu de sport, trop de stress
  • Alimentation : liste des aliments qui aggravent la réponse immunitaire et ceux qui calment le système immunitaire

Grâce à ce protocole, le système immunitaire se calme et peut, parfois, amener la personne dans une rémission complète, c’est-à-dire plus aucun symptôme de la pathologie.

Vous pouvez d’ailleurs consulter les témoignages des personnes à qui j’ai enseigné le protocole AIP (ainsi que d’autres protocoles), et les résultats qu’ils ont obtenu !

Les personnes pouvant mettre en place le protocole AIP pour aider les gens doivent être celles qui ont obtenu une certification américaine de l’institut « Auto-immune Paleo », que l’on délivre aux gens qui ont suivi une formation sur la science du système immunitaire, de l’alimentation et du style de vie chez les personnes atteintes d’une maladie auto-immune.

J’ai suivi cette formation, vous pouvez d’ailleurs me retrouver dans l’annuaire des Coachs Certifiés AIP

Conclusion

La recherche est de plus en plus précise en ce qui concerne l’interaction alimentation/stress et la perméabilité intestinale !

Il faudra encore de nombreuses années pour que le corps médical reconnaisse les bienfaits de l’éviction de certains aliments comme c’est le cas dans le protocole AIP par exemple.

D’ici-là, si vous êtes atteints d’une maladie auto-immune, alors je vous recommande grandement d’éviter tous les aliments vus plus haut.

La perméabilité intestinale

La perméabilité intestinale, un phénomène physiologique normal, mais qui peut parfois tourner au drame.

perméabilité intestinale

Vous allez également comprendre combien il est crucial d’avoir une paroi intestinale saine et parfaite.

Encore une fois, vous viendrez avec moi au plus profond de nos cellules intestinales afin d’y découvrir quel est le problème, quel est le phénomène et les facteurs qui entrent en jeu.

A la fin de cet article, je vous assure que vous ne verrez plus jamais votre intestin de la même manière.

Vous comprendrez réellement pourquoi les intestins sont le pilier de la santé et comment vous pouvez la retrouver en mettant des techniques efficaces en place !

Physiopathologie : inflammation

On sait de nos jours que ce qui cause l’inflammation provient en réalité non pas de l’intérieur, mais de l’extérieur pour la plupart du temps.

On peut noter les causes d’inflammations suivantes :

  • Le stress
  • Les toxines
  • Les particules alimentaires
  • Les médicaments
  • Les pathogènes
  • Les dysfonctionnements d’organes

Les particules de nourriture par exemple peuvent créer une sorte d’intolérance vis-à-vis du système immunitaire.

Lorsque vous ingérez des aliments, ils se retrouvent tôt ou tard dans vos intestins pour être digérés. Cependant, vous allez comprendre par quels mécanismes certaines protéines (grosses molécules), non-digérées peuvent sur-stimuler le système immunitaire et créer une inflammation.

Selon la susceptibilité génétique de la personne, le système immunitaire va devenir trop réactif et prendre en otage des cellules de notre propre corps, puis finira par les attaquer, ce qui donnera les symptômes typiques d’une maladie auto-immune.

Vous verrez que certains aliments sont plus susceptibles que d’autres de sur-stimuler le système immunitaire.

Il n’en sera pas ou peu question ici, mais un mauvais style de vie (manque de sommeil, pas d’activité physique, trop de stress) peut également aggraver une maladie auto-immune en contribuant au développement de l’auto-immunité

Le développement d’une maladie auto-immune se fait alors en 3 temps :

  1. Mauvaise alimentation : conduisant à une augmentation de la perméabilité intestinale et à un microbiote intestinal déséquilibré.
  2. Un style de vie déplorable : trop de stress, peu ou pas d’activité physique, peu de sommeil ou de mauvaise qualité.
  3. La génétique : certains gènes sont responsables du déclenchement d’une maladie auto-immune.

On ne peut rien faire pour la partie génétique, en revanche on peut miser sur l’alimentation et le style de vie pour espérer calmer le système immunitaire.

C’est d’ailleurs tout l’intérêt de mettre en place le protocole AIP (auto-immune protocol). C’est un protocole que j’enseigne et qui permet de traiter tous les facteurs qui aggravent une maladie auto-immune :

  • Style de vie : manque de sommeil, peu de sport, trop de stress
  • Alimentation : liste des aliments qui aggravent la réponse immunitaire et ceux qui calment le système immunitaire

Grâce à ce protocole, le système immunitaire se calme et peut, parfois, amener la personne dans une rémission complète, c’est-à-dire plus aucun symptôme de la pathologie.

Vous pouvez d’ailleurs consulter les témoignages des personnes à qui j’ai enseigné le protocole AIP (ainsi que d’autres protocoles), et les résultats qu’ils ont obtenu !

Les personnes pouvant mettre en place le protocole AIP pour aider les gens doivent être celles qui ont obtenu une certification américaine de l’institut « Auto-immune Paleo », que l’on délivre aux gens qui ont suivi une formation sur la science du système immunitaire, de l’alimentation et du style de vie chez les personnes atteintes d’une maladie auto-immune.

J’ai suivi cette formation, vous pouvez d’ailleurs me retrouver dans l’annuaire des Coachs Certifiés AIP

Poursuivons !

Inflammation intestinale

L’inflammation intestinale provient de ce que l’on a vu plus haut, différents facteurs capables de déclencher une réponse immunitaire.

Le système immunitaire, va lancer tout un tas d’anticorps vis-à-vis des antigènes (étrangers). Dans la bataille, il se peut que l’organe, siège de l’attaque, soit touché et pris pour cible ensuite.

  • Rougeur
  • Douleur
  • Gonflement
  • Chaleur,

Tous conduisent à ce que l’on appelle l’inflammation.

L’inflammation est la base de pratiquement toutes les maladies : Alzheimer, diabète, Crohn, RCH, maladies coronariennes

De plus, dans la plupart de ces pathologies, c’est l’intégrité de la muqueuse de l’intestin qui joue un rôle fondamental dans la détermination du degré d’inflammation – Dr D Perlmutter MD : The daily beast, 2015.

intestins et perméabilité intestinale

Si vous croyiez que c’était la peau le plus grand organe du corps, et bien vous vous êtes trompé !

C’est bien l’intestin qui est la plus grande surface du corps.

En effet, vous trouvez souvent l’argument qui dit que : « l’intestin est une zone équivalente à la taille de 2 courts de tennis ».

A l’intérieur de ces intestins, on y trouve ce que l’on appelle un « Microbiome ». Ce microbiome se trouve dans la lumière intestinale (une sorte de « trou vide » là où passe les aliments) et compte plus de 130 trillions (trillions = milliard de milliards) de microorganismes (microbes) !

perméabilité intestinale

A titre de comparaison, nous avons seulement 10 trillions de cellules. Ce qui nous amène à penser que nous sommes plus bactérien qu’humain !

La lumière intestinale, se compose donc de milliards de bactéries et de particules alimentaires qui viennent d’être mangées. On appelle le tout des « antigènes », c’est-à-dire des composés étrangers, qui ne ressemblent pas à nos tissus à nous.

Grâce à cette exposition des antigènes (étrangers) sur nos intestins, nous pouvons éduquer notre système immunitaire. En effet, la quasi-totalité de notre système immunitaire se trouve : dans nos intestins !

Le système immunitaire a mis en place une sorte de camp d’entrainement qui lui permet d’être régulièrement confrontés aux bactéries et autres molécules étrangères. Cette exposition lui permet de mémoriser (oui notre système immunitaire a une mémoire) les bactéries et autres molécules pour mieux les affronter plus tard si besoin.

Zonuline et les jonctions serrées intercellulaires

La zonuline est une molécule produite par les cellules intestinales et dont le rôle est de réguler les jonctions serrées intestinales (on reviendra sur cette partie plus bas).

zonuline et perméabilité intestinale

Source de l’image : http://physrev.physiology.org/content/91/1/151.long

Je sais, cette image a l’air difficile à comprendre, pourtant elle est essentielle à la compréhension de l’article.

Expliquons la étape par étape :

gliadine et perméabilité intestinale

(ceci est une partie de l’image illustrée plus haut que j’ai découpé pour mieux expliquer)

Ici encadré en rouge on voit plusieurs sortes de filaments. En réalité ces petits filaments s’appellent : les jonctions serrées. Comme leur nom l’indique : elles font une jonction entre deux cellules intestinales, c’est-à-dire qu’elles permettent de ne pas laisser passer des molécules étrangères à l’intérieur du corps.

Elles se trouvent dans la totalité du système digestif et servent, comme je viens de l’indiquer à coller, de façon très ferme, les deux cellules.

Voici une métaphore pour illustrer

Vous êtes chez vous, quelqu’un sonne à la porte, mais vous ne voulez pas le faire entrer, car c’est encore un de ces revendeurs d’assurance ou autre.

Ce que vous faîtes, c’est que vous ignorez la sonnette, la porte étant fermée, l’individu ne va pas entrer (la porte est supposée représenter la jonction serrée).

Seulement, nous allons voir qu’il peut y avoir un dysfonctionnement dans ce système de fermeture !

Donc comme on a vu plus haut, les jonctions serrées représentées par l’encadré rouge permettent à l’intestin de conserver son intégrité, sa fermeture !

Ainsi, les particules alimentaires et les bactéries contenues dans la lumière intestinale (que l’on appelle aussi antigènes souvenez-vous) ne peuvent pas passer.

perméabilité intestinale et jonctions serrées

Mais, il arrive souvent que certains de ces antigènes qui sont en contact direct avec les cellules intestinales, arrivent à modifier l’expression des jonctions serrées (la porte) par l’intermédiaire de la zonuline ! C’est un peu comme si notre revendeur se déguisait en quelqu’un que l’on connait pour qu’on puisse le laisser entrer chez nous !

La gliadine, molécule du gluten

La gliadine est l’une des molécules contenue dans le gluten.

Sur la cellule intestinale, il y a ce que l’on appelle un « récepteur », c’est une sorte de serrure sur une porte. Le nom de ce récepteur est un peu bizarre, il s’appelle le CXCR3 (à ne pas confondre avec C3PO dans Star Wars). Cette serrure s’ouvre lorsqu’il y a cette fameuse gliadine, la molécule du gluten !

L’ouverture grâce à la gliadine va déclencher une multitude d’action à l’intérieur même de la cellule !

À la suite de l’exposition de la gliadine sur nos cellules intestinales, ces dernières, complètement déboussolées, vont produire la zonuline !

La zonuline, molécule venant d’être produite par la cellule, avoir pour rôle de s’attacher à deux autres serrures appelées « récepteurs » : le PAR2et le EGFr.

Ce qui se passe dans ce cas là, c’est que, les jonctions serrées, qui étaient si fermement attachées, vont avoir pour ordre de se détacher.

En résumé, pour reprendre la métaphore de l’assureur devant chez vous c’est un peu comme s’il s’était déguisé en quelqu’un que vous connaissez mais surtout, c’est comme s’il avait la clé de chez vous, alors qu’il n’est pas supposé l’avoir ! Au final il arrivera à ouvrir la porte. Comme la gliadine arrive à ouvrir les jonctions serrées !

Regardez l’image ci-dessous, les jonctions serrées qui étaient fermement attachées, fermées, sont ouvertes !

zonuline et jonctions serrées

Vous l’avez compris, la porte est ouverte : les antigènes et les bactéries à l’intérieur du tube digestif vont pouvoir pénétrer à l’intérieur du corps.

Voici une image explicative plus simplifiée

gliadine et perméabilité intestinale

Ce qui se passe ensuite peut être dramatique et à l’origine de maladie auto-immune !

En effet, les antigènes ont pu, par l’intermédiaire de la gliadine, entrer dans le corps.

Rappelez-vous aussi, derrière les intestins se trouve… le système immunitaire, une sorte de police qui est là pour contrôler qu’il n’y ait pas trop d’antigènes (d’intrus) à l’intérieur de l’organisme !

maladie auto-immune et perméabilité intestinale (leaky gut)

Et ce qu’il devait se passer se passa : le système immunitaire va se voir submergé par cette entrée massive d’antigènes ! Il n’est pas du tout supposé recevoir cette dose d’agresseurs extérieurs, et, va donc devoir produire ce que l’on appelle des « anticorps » pour détruire ces antigènes.

Un anticorps est une molécule, produite par le système immunitaire, dont le but est de neutraliser les éléments pathogènes. On est donc dans une réelle agression et le système immunitaire essaie, tant bien que mal, de gérer cette attaque.

Il va donc produire des anticorps : IgA et IgG (ce sont des noms bizarres, je sais). En résumé, ce sont des substances produites pour tuer les substances étrangères au corps (bactéries, mais pas que).

Ce qui va donner deux réponses possibles :

  • Inflammation chronique
  • Problème auto-immune

Petit bonus

J’ai réalisé une comparaison avec de vraies images de jonctions serrées !

Pour y voir plus clair, je l’ai associé à une illustration.

jonctions serrées

Jonctions serrées intercellulaire

La recherche actuelle commence à prendre en compte ces changements.

En effet, autrefois, les jonctions serrées étaient considérées comme statiques, on pensaient qu’elles restaient intactes et qu’elles ne pouvaient pas s’ouvrir aux agresseurs. Ce qui explique pourquoi, encore de nos jours, les médecins ne connaissent quasiment rien à la perméabilité intestinale ou plutôt au syndrome d’hyper-perméabilité intestinale.

Ils ne connaissent pas non plus le lien qu’elle peut avoir avec les pathologies et en particulier les maladies auto-immunes.

Les chercheurs d’aujourd’hui ont prouvé que la perméabilité intestinale n’était pas statique comme on l’a toujours pensé, mais dynamique.

En effet, elle est adaptable aux circonstances, au développement physiologique, aux pathologies, à la diététique.

Pourquoi est-elle dynamique ?

Il est important qu’elle soit dynamique pour pouvoir permettre :

  • L’absorption passive de nutriments
  • La surveillance du contenu microbien à l’intérieur de l’intestin
  • Pour se défendre contre certains agents infectieux
  • Pour le transport des leucocytes (globules blancs) dans l’intestin.

GALT et perméabilité intestinale

Prenons le dernier point : « transport des leucocytes »

Source : Chieppa. NIH

Comme on peut le voir sur cette illustration, l’intestin est recouvert de ce que l’on appelle : un tissu lymphoïde associé (GALT en anglais).

Ce qui signifie que derrière nos intestins, nous avons une sorte de « police » : notre système immunitaire veille.

C’est donc ce système immunitaire sous-jacent qui va manipuler la réponse adaptée en fonction des antigènes pouvant pénétrer à l’intérieur du corps.

⛔️ Ce point est très important, car il nous permet de comprendre la possible origine des maladies auto-immunes, des allergies et toutes autres pathologies !

Effet de la zonuline sur la perméabilité intestinale

Vous le savez maintenant, la production de zonuline par les cellules intestinales du corps va provoquer une perméabilité intestinale. Des éléments étrangers (antigènes) vont pouvoir passer au travers de la muqueuse et déclencher une tempête immunitaire.

Mais est-ce qu’une fois que l’on souffre d’une hyper-perméabilité intestinale, tout est fichu ? NON !

Des travaux ont démontré que 48 heures après la stimulation provoquée de la zonuline, celle-ci revient à des taux normaux.

En d’autres termes, une fois que votre zonuline a été excessivement stimulée par la gliadine du blé par exemple, ou encore la caséine, et bien elle va pouvoir retourner à des taux frôlant les 0 % si l’on arrête la stimulation, je dis bien si l’on arrête la stimulation.

Ce qui voudrait dire que l’on peut réparer notre perméabilité intestinale en évitant tous les éléments capables de stimuler la zonuline.

Problèmes de santé associés au Syndrome d’hyperperméabilité intestinale (leaky gut syndrome)

Les maladies associées à une hyper-perméabilité intestinale sont :

  • Maladies auto-immunes
  • Les sensibilités aux produits chimiques
  • Sensibilités à certains aliments
  • Syndrome de fatigue chronique
  • Insuffisance cardiaque
  • Dépression
  • Maladies inflammatoires chroniques intestinales (maladie de Crohn, rectocolite hémorragique)
  • Douleur chronique
  • Prolifération de levures ou de bactéries (SIBO ou SIFO).
  • Syndrome de l’intestin irritable (côlon irritable)
  • Les pathologies cutanées (acné, eczéma, psoriasis)

Les déséquilibres communs associés au Syndrome d’hyperperméabilité intestinale / leaky gut syndrome

  • Malabsorption / malnutrition
  • Prolifération bactériennes / levures
  • Activation immunitaire / intégrité affaiblie
  • Dégénérescence de la muqueuse intestinale
  • Dysbiose
  • Sensibilités alimentaires

Les symptômes de la perméabilité intestinale

  • Ballonnements
  • Mauvaise digestion
  • Inflammation
  • Douleur chronique
  • Allergies alimentaires
  • Mauvaise mémoire
  • Dépression
  • Fatigue
  • Problèmes cutanées

Le régime alimentaire et la perméabilité intestinale

Maintenant nous allons voir comment notre régime alimentaire peut provoquer cette hyper-perméabilité intestinale.

Dans ce passage je vais répéter ce que j’ai écrit plus haut pour certaines parties mais de façon plus précises et pratiques. Je vais aussi détailler chaque « composant » alimentaire négatif pour la santé intestinale

Le gluten

Le gluten se trouve particulièrement dans le blé, mais pas seulement, il est aussi présent dans l’orge, dans le seigle et dans l’avoine (bien que la forme soit différente). Comme indiqué plus haut, la gliadine, une protéine qui compose le gluten est capable de donner un « ordre » à nos cellules et de permettre une perméabilité intestinale accrue, comme le décrit cette publication scientifique.

C’est-à-dire que cette molécule (gliadine) va venir s’accoler à certains récepteurs de nos intestins leur disant quoi faire ! Les intestins s’exécutent en produisant une molécule appelée : Zonuline.

C’est la zonuline qui va se charger d’ouvrir les jonctions serrées. Comme on l’a vu, une fois que les jonctions serrées sont ouvertes, alors les microbes peuvent passer et provoquer une inflammation ! Le gluten (à cause de la gliadine) provoque et entretient alors l’inflammation.

D’ailleurs, selon cette étude, l’éviction du gluten a permis de normaliser la barrière intestinale.

Voici un schéma pour mieux comprendre

Les produits laitiers

C’est plus particulièrement la caséine qui pose problème, c’est-à-dire la protéine du lait. Bien que tout le monde connaisse le lactose, ce sucre particulièrement difficile à digérer et qui donne des gaz, diarrhées ou ballonnements (chez certains même une constipation), la caséine quant à elle est peu connue.

Jusqu’ici rien n’était reprochée à la caséine, mais quand il s’agit de maladie de Crohn, rectocolite hémorragique ou de maladies auto-immune, alors la caséine pose problème.

Elle est capable d’augmenter la perméabilité intestinale, en agissant un peu comme la gliadine du gluten !

Une étude a montré que le lait maternisé à base de lait de vache, consommés par les nourrissons augmentait significativement leur perméabilité intestinale comparé au lait maternel qui lui est excellent pour la santé du bébé.

Les aliments industriels

Une étude plutôt récente a démontré que la perméabilité intestinale pouvait être affectés par la consommation d’aliments industriels.

Parmi ces aliments, si l’on peut appeler ça des aliments, voici la liste des ingrédients qui les compose très souvent et qui sont coupables d’augmenter la perméabilité intestinale ou d’altérer l’intestin :

  • Glucose
  • Gluten
  • Solvant organiques
  • Émulsifiants
  • Nanoparticules
  • Glucose
  • Fructose, sirop de fructose
  • Sirop de maïs
  • Etc.

La liste serait trop longue pour détailler tous les produits chimiques que l’on peut retrouver dans les aliments industriels et qui provoquent une hyper-perméabilité intestinale !

Le régime moderne, occidental

Comme indiqué plus haut, notre régime moderne ne correspond pas à la physiologie de l’être humain. Cette alimentation est à l’origine de l’hyper-perméabilité intestinale et favorise le développement de la maladies intestinales ou auto-immunes. Mais elle peut avoir un rapport également avec les soucis de peau !

Une étude a montré qu’avoir une alimentation occidentale (trop grasse, trop sucrée, trop salée, pauvre en fibres…) était responsable de l’augmentation de la perméabilité intestinale en s’attaquant directement aux jonctions serrées.

Les saponines

Les saponines (glycoalcaloïdes) sont des composés que l’on retrouve naturellement dans certaines légumes/tubercules que l’on appelle des « solanacées ». Ces saponines aident notamment la plante à se défendre en cas d’agression (par un animal qui souhaiterait la manger par exemple, ou l’homme).

Voici une liste des solanacées qui pourraient augmenter votre risque de développer une hyperperméabilité intestinale (leaky gut).

  • Pomme de terre
  • Tomates
  • Aubergines
  • Poivrons
  • Poivre
  • Piments
  • Certaines épices

En effet, une étude a montré que la pomme de terre par exemple de part ses composés en saponine pouvait perturber l’intégrité de la barrière intestinale et augmenter le risque de développer une hyperperméabilité.

Il est important tout de même de noter que les aliments cités sont également intéressants nutritionnellement. Si vous souffrez d’une maladie auto-immune, je vous conseille d’essayer le protocole AIP.

Ce protocole vous permettra d’éviter certains de ces composés pendant un temps puis les reprendre en fonction de vos symptômes !

Les lectines

Tout comme les saponines, les lectines sont des molécules que l’on retrouve dans le règne végétal et qui permettent à ces plantes de se défendre !

Les lectines ont la capacité de s’attacher à certaines de nos cellules et perturber leur fonctionnement, c’est le cas pour les cellules intestinales !

En raison de cette caractéristique, les lectines sont considérées comme des facteurs antinutritionnels. Les lectines sont surtout présentes dans les céréales et les légumineuses (haricots, soja, lentilles, orge, maïs, riz, blé…) mais environ 30% de nos aliments contiennent des lectines.

Certaines (pas toutes) lectines sont capables d’augmenter la perméabilité intestinale. En effet, ces molécules sont capables de résister à la digestion sans être détruites, ce qui leur permet d’être exposées plus facilement à la muqueuse intestinale et de perturber son fonctionnement.

Elles ont également la capacité de stimuler le système immunitaire, ce qui peut créer et entretenir l’inflammation.

L’alcool

Selon une publication scientifique, l’alcool est capable de détruire les jonctions serrées. Cette destruction amène à une augmentation de la perméabilité intestinale !

En d’autres termes, l’alcool est capable de créer de petits trous entre les cellules intestinales. Et ces « trous » sont suffisamment gros pour laisser passer les bactéries et autres molécules se trouvant à l’intérieur de l’intestin, ce qui créer une augmentation de l’inflammation.

Mais l’alcool favorise également la dysbiose intestinale (un microbiote intestinal déséquilibré) c’est-à-dire que les bactéries pathogènes vont venir prendre les commandes et augmenter à leur tour l’inflammation !

La viande industrielle

Les animaux élevés en batterie sont nourris avec des aliments de piètre qualité nutritionnelle et riche en oméga-6 (ce qui favorise l’inflammation) mais également ont été traités avec des antibiotiques la plupart de leur vie.

Ces viandes sont alors absolument néfastes pour notre santé intestinale. Elles sont capable d’augmenter le risque de développer une hyperperméabilité intestinale et une dysbiose intestinale.

Les huiles raffinées

Les huiles raffinées sont également très riches en oméga-6 en plus d’avoir été extraites avec des produits chimiques. Elles favorisent la dysbiose intestinale qui favorise à son tour la perméabilité intestinale et l’inflammation !

Voici un schéma global qui résume les différents aliments qui causent ou augmentent les risques de développement une hyperperméabilité intestinale

Le stress et la perméabilité intestinale

Toujours dans le même principe, je vais vous démontrer, par l’intermédiaire d’un schéma, comment le stress peut induire une hyper-perméabilité intestinale

stress et perméabilité intestinale

Perméabilité intestinale et maladies

Les pathologies associées l’excès de production de zonuline sont :

  • Maladies auto-immunes : maladie de Crohn, rectocolite hémorragique, maladie coeliaque, diabète de type 1, polyarthrite rhumatoïde, lupus, spondylarthrite ankylosante…
  • Maladies du système nerveux : sclérose en plaque, polyneuropathie, schizophrénie,
  • Cancers : cerveau, sein, ovaires, pancréas, poumon…

La théorie conventionnelle de l’auto-immunité

Aujourd’hui, les médecins traitent les maladies en pensant à deux phénomènes :

  • La génétique
  • L’environnement : infections, contaminations…

Ces deux phénomènes conduisent à des troubles auto-immuns.

Or, la nouvelle théorie appuie en effet les deux phénomènes du dessus, mais ajoute une troisième hypothèse : la perturbation de la barrière intestinale à l’origine directe de la maladie auto-immune !

Arrêtons-nous un peu sur cette troisième hypothèse

Troisième théorie : la fonction de barrière intestinale

maladies auto-immunes et perméabilité intestinale

Comme vous le voyez dans cette illustration, les chercheurs émettent l’hypothèse que la perturbation de la barrière intestinale, par les éléments perturbateurs (alimentaires, bactériens..) vus ci-dessus, serait à l’origine de la maladie auto-immune !

Plus étonnant encore ! Si l’on retire les éléments perturbateurs, comme la mauvaise alimentation, le stress… Alors il serait possible de moduler la maladie voir de l’inverser totalement !

Voyons en détail certaines pathologies.

Perméabilité intestinale et maladies auto-immunes

Les maladies inflammatoires de l’intestin : maladie de crohn et rectocolite hémorragique

Dans les maladies inflammatoires de l’intestin on retrouve une augmentation de la perméabilité intestinale.

On considère même ici que c’est le centre de cette maladie.

En raison d’une déficience immunitaire innée, les molécules antigènes ont un accès inapproprié au tissu lymphoïde associé de l’intestin (vous savez le système immunitaire qui se trouve derrière l’intestin).

De plus, et c’est un point très intéressant, les patients avec la maladie de Crohn en rémission ont des signes d’hyperperméabilité intestinale 1 an avant la rechute.

C’est-à-dire que la rechute s’installe doucement, mais elle est visible par l’intermédiaire de la perméabilité intestinale.

Voici un schéma :

maladie de crohn, rectocolite hémorragique et perméabilité intestinale

On peut voir plusieurs paramètres rentrer en jeu : tout d’abord, on commence par une activation de la zonuline, qui peut être provoquée par une infection bactérienne ou à la simple consommation de gluten, caséine, d’alcool, malbouffe, etc.

Comme on l’a vu plus haut, la production de la zonuline va engendrer une perméabilité intestinale.

Cette perméabilité intestinale va engendrer une entrée d’antigènes de l’extérieur à l’intérieur de l’organisme. L’entrée de ces antigènes va créer une inflammation, signe de défense de l’organisme.

Cette inflammation sera promue par la production de cytokines pro-inflammatoires, les patients connaissent souvent le TNF-a étant donné qu’ils prennent la plupart du temps des « anti-TNF-a ».

Le problème, c’est que cette production de cytokine va à son tour perturber les jonctions serrées… Et là, c’est le cercle vicieux !

Sclérose en plaque et perméabilité intestinale

La sclérose en plaques est une maladie qui touche le système nerveux central, en particulier le cerveau, les nerfs optiques et la moelle épinière.

Elle altère la transmission des influx nerveux et peut se manifester par des symptômes très variables :

  • engourdissement d’un membre,
  • troubles de la vision,
  • sensations de décharge électrique dans un membre ou dans le dos,
  • troubles des mouvements, etc.

Il est intéressant de constater plusieurs choses dans la sclérose en plaque :

  • Environ 30 % des patients ont un problème de zonuline : le taux est très élevé (ce qui entraîne donc une hyper-perméabilité intestinale)
  • Ce qui est encore plus intéressant, c’est que lorsque le taux de zonuline redevient normal, alors les individus sont en rémission !

Ces données laissent supposer que pour maintenir une rémission de cette maladie, il faut diminuer ses taux de zonuline.

Diabète de type 1 et perméabilité intestinale

diabète de type 1 et perméabilité intestinale

Ici, on peut voir plusieurs choses :

  • Les patients atteints de diabète de type 1 ont des taux de zonuline très élevés.
  • Les familles des patients atteints ont des taux supérieurs par rapport aux personnes saines.
  • Les personnes « controls », n’ayant aucune pathologie, ont des taux normaux de zonuline

Ce qui veut dire que les patients atteints de diabète de type 1 ont une augmentation significative de la perméabilité intestinale dépendant de la zonuline avant l’apparition de la maladie !

Cela amène à penser que la première étape du développement de la pathologie se trouve en réalité : dans l’intestin !

En effet, la perte de la fonction de barrière intestinale, secondaire à une augmentation de zonuline, peut basculer la tolérance à l’immunité.

En théorie

La réponse auto-immune peut-être arrêtée ou inversée si l’interaction entre les gènes de prédisposition auto-immune et les déclencheurs sont empêchés / éliminés !

Donc, rétablir la fonction de la barrière intestinale représente une stratégie thérapeutique alternative valable et innovante !

Nouvelles stratégies thérapeutiques

Tout d’abord, nous devons absolument rétablir la fonction de la barrière intestinale ! Il existe des techniques médicamenteuses.

Par exemple, certaines études suggèrent que la prise d’acétate de Larazotide pourrait être efficace. L’acétate de lazazotide est un inhibiteur de zonuline.

Le protocole AIP pour traiter les maladies auto-immunes

Le développement d’une maladie auto-immune se fait en 3 temps :

protocole AIP et perméabilité intestinale

  1. Mauvaise alimentation : conduisant à une augmentation de la perméabilité intestinale et à un microbiote intestinal déséquilibré.
  2. Un style de vie déplorable : trop de stress, peu ou pas d’activité physique, peu de sommeil ou de mauvaise qualité.
  3. La génétique : certains gènes sont responsables du déclenchement d’une maladie auto-immune.

On sait que l’alimentation à un rôle majeur à jouer car c’est lorsque l’on consomme des produits qui altèrent la barrière intestinale que l’on est le plus à risque de développer une maladie auto-immune.

On ne peut rien faire pour la partie génétique, en revanche on peut miser sur l’alimentation et le style de vie pour espérer calmer le système immunitaire.

C’est d’ailleurs tout l’intérêt de mettre en place le protocole AIP (auto-immune protocol) qui est un protocole que j’enseigne et qui permet de traiter tous les facteurs aggravant une maladie auto-immune :

  • Style de vie : manque de sommeil, peu de sport, trop de stress
  • Alimentation : liste des aliments qui aggravent la réponse immunitaire et ceux qui calment le système immunitaire

Grâce à ce protocole, le système immunitaire se calme et peut, parfois, amener la personne dans une rémission complète, c’est-à-dire plus aucun symptôme de la pathologie.

Vous pouvez d’ailleurs consulter les témoignages des personnes à qui j’ai enseigné le protocole AIP (ainsi que d’autres protocoles), et les résultats qu’ils ont obtenu !

Les personnes pouvant mettre en place le protocole AIP pour aider les gens doivent être celles qui ont obtenu une certification américaine de l’institut « Auto-immune Paleo », que l’on délivre aux gens qui ont suivi une formation sur la science du système immunitaire, de l’alimentation et du style de vie chez les personnes atteintes d’une maladie auto-immune.

J’ai suivi cette formation, vous pouvez d’ailleurs me retrouver dans l’annuaire des Coachs Certifiés AIP

Conclusion

La recherche est de plus en plus précise en ce qui concerne l’interaction alimentation/stress et la perméabilité intestinale !

Il faudra encore de nombreuses années pour que le corps médical reconnaisse les bienfaits de l’éviction de certains aliments comme c’est le cas dans le protocole AIP par exemple.

D’ici-là, si vous êtes atteints d’une maladie auto-immune, alors je vous recommande grandement d’éviter tous les aliments vus plus haut.